Selon les informations du Guardian, un juge britannique a tranché récemment en faveur d’un couple gay pour la garde d’un enfant conçu par GPA. La mère biologique avait en effet expréssement donné son accord pour la GPA avant la conception et avait décidé que c’était dans l’intérêt de l’enfant d’être élevé par le père biologique et le partenaire de celui-ci.

Mais ce cas a relancé le débat sur la GPA au Royaume-Uni, où le manque des règles conduit à ce que les arrangements informels sont souvent contestés, ce qui laisse les tribunaux avec des situations difficiles à résoudre.

D’après Peter Morris, un spécialiste du droit de la famille, cité par The Guardian: « Le principal problème que cette affaire met en lumière est que le Royaume-Uni n’a pas de cadrre juridique clair et complet pour couvrir ce concept de maternité de substitution. »

Selon la loi britannique, toute forme de GPA commerciale est bannie. La femme qui donne naissance à un enfant en est la mère légale et son mari, si elle est mariée, devient généralement le père légal. Cela reste le cas si des ovules et des spermatozoïdes de donneur.se.s sont utilisés. Pour acquérir le statut de parent légal lorsqu’un enfant est né par GPA, le couple doit demander un ordre à la justice dans les six mois après la naissance. Pour l’obtenir, le couple doit répondre à un certain nombre de critères, le principal étant le consentement de la femme qui a donné naissance à l’enfant. Dans la grande majorité des cas, tout se passe bien.

Dans ce cas précis, la femme a montré selon la cour une réelle hostilité envers le couple gay. La juge Russell a expliqué que la femme utilisait un langage injurieux incluant des images stéréotypées pour décrire les deux hommes.

Selon Carmel Brown, une spécialiste de la famille, le jugement reflète les changements législatifs par rapport au mariage des couples de même sexe. Selon elle, le jugement serait conforme à ce qu’on pourrait attendre pour un couple de sexe différent.