Sous couvert de liberté d’expression, Christian Vanneste veut avoir le droit de dénoncer ce qu’il appelle le «lobby gay». Le site d’extrême droite Riposte laïque publie une tribune de l’ancien député UMP du Nord, où il dénonce la «mort sournoise de notre démocratie» et se réjouit que la Justice lui ait à plusieurs reprises donné raison. Et ce, bien que la loi sur la liberté de la presse du 29 Juillet 1881 permette aux juges de faire preuve d’une subjectivité trop grande à son goût.

«Durant 10 ans, j’ai vainement tenté de m’opposer au lobby qui promeut l’homosexualité et jouit d’une influence grandissante dans la sphère des pouvoirs, affirme Christian Vanneste. Condamné en première instance et en appel pour avoir eu le grand tort de répéter dans la presse les arguments que j’avais utilisés à l’Assemblée pour m’opposer à l’introduction de l’orientation sexuelle dans la Loi créant la Halde, j’ai obtenu une annulation sans renvoi de ces condamnations par la Cour de cassation.

«Dire que l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité parce qu’elle est stérile est peut-être désagréable, mais ce n’est pas condamnable, selon la jurisprudence de la CEDH. Mais il a fallu près de quatre ans de batailles judiciaires ruineuses pour obtenir ce résultat. Entre temps, Delanoë avait pu me traiter de délinquant sans être condamné…

«Quatre ans plus tard, je dénonçais le pouvoir redoutable du lobby pour expliquer la difficulté de l’opposition au mariage unisexe, et je donnais l’exemple de la déportation homosexuelle, poursuit-il. Beaucoup de gens croient qu’elle est comparable à la Shoah et qu’elle a eu lieu en France entre 1940 et 1945, ce qui est faux. L’UMP avec son ignorance, sa paresse et sa lâcheté coutumière me retira l’investiture et me condamna au silence. Le Parquet de Paris me poursuivit, non pour ce rappel historique qu’avait confirmé Serge Klarsfeld, mais pour avoir provoqué à la haine et à la discrimination en soulignant la place déterminante dans notre médiocratie d’un lobby représenté par des personnalités que leur narcissisme rend brillantes. Je viens d’être relaxé en appel pour avoir énoncé ces banalités qu’il faut être aveugle pour ignorer.»

En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Christian Vanneste, non sans émettre un avis sévère sur les propos tenus: «Si les personnes visées peuvent s’estimer choquées par les propos poursuivis, il convient cependant de considérer qu’aucun véritable crédit ne peut sérieusement s’attacher à des propos que l’auteur ponctue lui-même de rires satisfaits et qui, pour l’essentiel, constituent une succession d’idées reçues et de poncifs, formulés sous un habillage pseudo-psychanalytique et sociologique».

Via Vincent Michelon.