Lorsque leurs profs leur annoncent qu’elles vont devoir écrire des lettres (des lettres!) à des élèves d’un autre pays, Nour et Lina ne s’attendent pas à ce que ce travail scolaire change leur vie. Le lien entre les deux jeunes filles – l’une à Saint-Denis, l’autre à Sofia en Bulgarie – se crée immédiatement. Elles se confient rapidement l’une à l’autre, racontent leurs joies, leurs petits soucis et leurs gros problèmes.

Lorsque des émeutes enflamment Sofia et font la une des JT, c’est pour Lina que s’inquiète Nour, Lina qui défile avec ses camarades de classe. Mais lorsqu’une rencontre entre elles devient possible, à la faveur d’un voyage scolaire, Nour devient distante, trouve des excuses, et laisse son amie dans l’incompréhension. Avec elle, elle s’est laissée aller à être qui elle est, mais le secret devient trop lourd.

Avec Rouge Tagada, Charlotte Bousquet parlait d’ados lesbiennes. Dans Si j’étais un rêve…, le coming-out est différent mais tout aussi juste. Un roman sur la recherche et l’affirmation de son identité, à partir de 13 ans.

Si j’étais un rêve…, Charlotte Bousquet, Père Castor – Flammarion, 224 p., 12€.

Cet article est extrait des Lectures de Yagg du 28 mars, à lire en intégralité ici.