Suivant en cela le reste de la population, de plus en plus de personnes homosexuelles rejoignent les rangs du Front national (FN). Après la diffusion d’un reportage intitulé «Les gays et le FN», l’ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a vivement réagi hier, dimanche 18 janvier, sur le plateau du Supplément de Canal+. «Je suis effondré que des gays, des pédés, rejoignent le FN», s’est-il exclamé en expliquant ce phénomène par la «haine de soi». Ces mêmes personnes seraient séduites par «Marine Le Pen, blonde, avenante, sympa, une vraie madone à pédés» (à partir de de 28’00 dans la vidéo ci-dessous).

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Également présent sur le plateau pour cette séquence, le co-fondateur de GayLib Sébastien Chenu a répondu aux questions de Maïtena Biraben. Passé de l’UMP au FN, il a expliqué que son engagement politique n’était pas dicté par son orientation sexuelle et qu’en tant que militant favorable au mariage pour tous, il était dans la même position minoritaire au sein des deux partis. Le fait que des homophobes fréquentent le FN ne le dépayse pas non plus, puisqu’il a dû composer avec Christian Vanneste et Christine Boutin dans son ancien parti politique.

Mais Frédéric Mitterrand n’en démord pas: il faut d’après une lui une certaine forme de «perversion» pour «aller vers des gens qui [vous détestent] a priori». L’ancien ministre a dressé un parallèle avec l’Allemagne nazie où «le désir d’être dans une atmosphère virile, forte, de combat» avait poussé des homosexuels à soutenir le régime d’Hitler. «Jean Genet a écrit des pages où il trouvait les miliciens formidables», a insisté Frédéric Mitterrand.