La semaine dernière, The Hindustan Times rapportait que Ramesh Tawadkar, le ministre des Sports et de la Jeunesse de Goa, souhaitait l’internement de ces jeunes dans des centres afin de le guérir. Ramesh Tawadkar a démenti avoir visé les jeunes LGBT et affirme que ces propos ont été déformés: «Je ne parlais pas des jeunes LGBT, mais des jeunes dépendants aux drogues et aux victimes d’abus sexuels, a-t-il corrigé sur la chaîne locale PTI. Les politiques pour la jeunesse s’occupent d’eux comme un groupe ciblé. Il y a des moyens au gouvernement financés par le Plan de Justice Sociale pour ces populations, qui peuvent être mis en place à Goa.» Selon lui, lorsque les journalistes l’auraient interrogé sur le sujet des personnes LGBT, il avait répondu ne pas être «un expert sur cette question».

Les propos attribués à Ramesh Tawadkar lui ont valu des critiques acerbes: «On ne devrait pas répondre à ce genre de stupidité, a déclaré Anjali Gopalan, fondatrice de Naz Foundation, une ONG qui lutte contre la propagation du VIH et qui est à l’origine de la tentative de remise en cause de l’article 377 qui pénalise l’homosexualité. Il vaut mieux ignorer de telles choses qui viennent du BJP [le Bharatiya Janata Party, actuellement au pouvoir, ndlr]. Leur attitude régressive n’est pas étonnante», a-t-elle déploré à l’AFP, qualifiant le ministre de «crétin incompétent». Pour le créateur de mode Wendell Rodricks, gay et originaire de Goa, il s’agit d’une manière de détourner l’attention des autres problèmes de la région, comme la corruption, le trafic de drogues et les constructions illégales.

Photo Capture