Décrite comme une femme d’avant-garde et une pionnière par un chroniqueur de China Daily, la première femme sexologue chinoise Li Yinhe a choisi de révéler qu’elle vit avec un homme trans’. Une annonce qui ne manque pas de bousculer les esprits dans un pays dans lequel les questions LGBT sont souvent tues. Jusqu’en 1997, la sexologue a été mariée à l’écrivain Wang Xiaobo, le premier à s’être affranchi de la très conservatrice Union des écrivains en Chine. Après le décès de celui-ci en 1997, elle a rencontré un autre homme dont elle est la compagne. Mais dans les esprits de beaucoup, son compagnon est perçu comme une femme. Certain.e.s décrivent de fait Li Yinhe comme une lesbienne. Ce qu’elle a démenti sur Weibo, l’équivalent chinois de Twitter.

«Je ne suis pas lesbienne, non pas que cela me rende moralement supérieure, écrit-elle. 70% de la population homosexuelle en Chine finit par épouser une personne du sexe opposé à cause de pressions extérieures. J’ai épousé Wang Xiaobo par amour et c’était totalement consenti.» Faisant œuvre de pédagogie, elle explique ensuite que son compagnon n’est pas non plus une lesbienne mais une personne qui «s’identifie en tant qu’homme et qui est attirée par des femmes hétérosexuelles». L’enseignement dispensé par Lin Yinhe porte déjà des fruits puisque l’auteur de la chronique a lui-même reconnu qu’il pensait que les personnes trans’ devaient obligatoirement passer par une opération chirurgicale pour être considérées comme telles.

Cette annonce a été accueillie de façon plus positive, ce qui montre une plus grande acceptation de la part de la société chinoise.

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