Didier Garguilo

charlie didier garguilo

Christine:

Depuis toujours, j’écris comme je respire… Aujourd’hui mes mots sont tout emmêlés, vides, muets et inadaptés. Je ne sais pas dessiner, alors je me tais. Mais dès demain, je continuerai à écrire, à parler, à vivre aussi librement qu’hier ou même un peu plus, parce que la liberté même blessée dans sa chair, ne meurt jamais. Une pensée pour tous les disparus célèbres et anonymes à jamais immortels et symboles de notre liberté.

Atta

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Lauréna

charlie laurena

 

Bertille Collignon

JeSuisCharlie

Valere Thiroux

charlie valere thiroux

Julien Boutbien

charlie

Bruno Rébufie
Je vis des mots. C’est mon gagne-pain.
Je connais leur pouvoir, leur force. Je sais les peser. J’ai conscience de leur capacité de destruction ou d’enseignement.
Ils peuvent tuer silencieusement ou guérir.
Je revendique le droit inexpugnable de les utiliser pour exprimer ma pensée.
Si les mots n’étaient pas des armes si redoutables ils n’engendreraient pas la violence par le sang.
Continuons d’écrire, de lire, de dire. N’ayons pas peur des barbares. Croisons le fer avec ceux qui répandent la haine par leurs livres et leurs rhétoriques infâmes.
Battons nous. Attaquons ces esclavagistes de la pensée avec nos crayons, nos stylos, nos ordinateurs.
Nous sommes plus forts qu’eux car plus nombreux et dorénavant plus résolus.
N’ayons pas peur, car nous perdrions le pouvoir de dire, de dénoncer, de polémiquer.
Je connais le bruit du coup de feu, l’intimidation. Je m’en fous, je dis, j’agis, j’écris.
Je n’ai pas peur.

 

Samuel
Ce 7 janvier 2015 me résonne l’été 1995.
Pétrifié par le terrorisme du haut de mes 19 ans d’alors mais plein d’espoir dans l’avenir, j’écris alors à Jacques Chirac, tout jeune président de la république, pour lui exposer ma vision de notre pays, démocratie où liberté, égalité et fraternité sont des valeurs fragiles qu’il faut défendre au quotidien.
20 ans plus tard je pleure car ma liberté, mon humanité sont écorchées par cet odieux attentat envers 12 hommes et femmes, des journalistes, des caricaturistes, des policiers qui défendaient notre liberté.
Je suis comme beaucoup d’entre nous trouvant Charlie Hebdo excessif par moments mais c’est cette pluralité d’opinions qui fait notre nation.
Je pense ne pas connaître de religion qui appelle au meurtre en son nom, seule une frange de radicaux obscurantistes regroupés dans des mouvements sectaires le fait et tue.

J’espère de tout cœur que cela n’amènera pas notre société à faire des choix extrémistes dans les urnes qui bafoueront plus sournoisement nos valeurs..
Tristement.
charlie catherine
Yann

A ceux qui publient des explications indigestes pour dire qu’ils sont malheureux mais que « non, vraiment, je ne suis pas Charlie parce que bon tu comprends, il y a 2 ans j’ai pas aimé leur Une, t’vois, ça a choqué ma conception de la laïcité, han, et comme je suis quelqu’un de cohérent je dois assumer mes choix t’vois, gnagnagna »….

ARRÊTEZ D’ERGOTER : dites juste que vous n’êtes « PAS SOLIDAIRES », point final. Là vous serez cohérents.

C’est quand même pas compliqué de comprendre que « Je suis Charlie » est un slogan, un mot d’ordre rassembleur qui ne signifie rien d’autre que « je suis solidaire avec les victimes, leurs proches, et je défends la liberté de la presse ».

Le principe même d’un média c’est sa faculté à nous faire réagir, réfléchir et débattre.

OK Charlie a publié beaucoup d’âneries… ET ALORS ?!?

Aujourd’hui je préfère me souvenir de tout ce qu’ils ont publié de génial, d’hilarant, d’irrévérencieux, d’intelligent, de salvateur, d’incitation à l’amour et aux décloisonnements.

Au sein même de la rédaction, ils étaient rarement tous d’accord. Mais ils étaient SOLIDAIRES.

Je suis Charlie.

Mysteriou Scow

charlie mysteriou scow

Rita di Lorenzo
Charb disait qu' »il vaut mieux mourir débout que vivre à genoux » – et il avait raison: à quoi bon vivre dans la peur, dans le gris, dans le silence, dans la soumission à ses propres limites et à celles que nous imposent la violence ou les incapacités des autres, à quoi sert de survivre ainsi, fût-ce avec allégresse et quelque petite égoïste satisfaction, bien cachés, les yeux fermés, pourquoi cela en vaudrait-il la peine?
On ne peut pas vivre à genoux. A genoux, on ne vit pas.

La vie n’est belle que lorsqu’elle est belle.

Hier soir, au milieu de la colère et de la tristesse, j’écoutais mes filles rire dans leurs lits, je pensais à mes amis, et j’attendais l’homme que j’aime pour qu’on se serre chacun à la beauté de l’autre, et pour rester dans la pensée, l’action, la liberté, hier mais surtout demain, et après.
Charb – Moustapha Ourad – Cabu – Tignous – Ahmed Merabet – Wolinski – Honoré – Bernard Maris – Michel Renaud – Franck Brinsolaro – Frédéric Boisseau – Elsa Cayat ont prononcé leurs noms comme des cris de guerre, une guerre contre la peur, le gris, le silence, les soumissions, ils ont lancé leurs identités et leurs valeurs, leurs choix professionnels et personnels, leur humanité à la face des bêtes qui les ont tués.

Tués en vain: ils sont morts débout. En pensant à ceux que leur disparition anéantirait, mais aussi au message qui seul pourra les soutenir. Ils sont morts débout.

Leur leçon de courage et de liberté a été si cher payée qu’elle DOIT nous inspirer, mieux: nous changer. A tout jamais. Dans notre quotidien, dans nos réactions, dans nos fermetures, dans nos hésitations face aux injustices, aux violences, aux discriminations aussi. Aux emprisonnements divers. Chaque métier, chaque personne, chaque situation peut le permettre. Nous avons tous assez d’intelligence, de sensibilité et de conscience pour ça, non? Non?! Soyons dignes d’être hommes, et femmes. De la vie et des talents qu’on a.Le peu, très peu, très très peu que nous sommes en mesure de faire, nous DEVONS le faire.

Levons-nous. Débout. Vivons.

Laura – Lovemynature

Je suis charlie 001

Pucedepoesir

charlie pucedepoesir

Christel

#jesuischarlie#
parce que je suis abasourdie

parce que je suis une femme
parce que je suis féministe
parce que je suis lesbienne
parce que je suis journaliste
parce que je suis résolument de gauche

parce que j’aime la presse
parce que j’aime la dérision
parce que j’aime l’ironie
parce que j’aime les caricatures

parce que dans certaines circonstances, il faut y aller sans se poser de question pour réagir, soutenir, s’unir. Sans pinailler comme certains l’ont fait bien trop tôt.
parce que la terreur est inacceptable
parce que le fondamentalisme est inacceptable
parce que l’extrême droite me révulse

parce que je ne veux pas avoir peur
parce que je veux continuer à rire de tout

Karine

la_liberté_d_expression_guidant_le_peuple

Lire également le texte d’Anthony Navale: Où est Charlie?, trop long pour être publié ici.

Jean-Jacques Ronou

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MDessine

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Cathie

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