Le 6 janvier, le gouvernement russe a adopté une résolution visant à réduire le nombre d’accidents mortels sur les routes en mettant en place des restrictions dans l’obtention du permis de conduire. D’ordre médical, elle vise les personnes dont la taille est inférieure à 1m50, celles qui sont daltoniennes, mais aussi celles visées par la liste des troubles mentaux et du comportement chez l’adulte dans la classification internationale des maladies.

Cette liste compte entre autres la paranoïa, la pyromanie, mais aussi les «troubles de l’identité sexuelle» (avec le «transsexualisme» et le travestissement), le fétichisme ou le sado-masochisme. L’association des avocats russes pour les droits humains s’inquiète d’ores et déjà que ces restrictions portent atteinte aux droits humains: «Cette décision démontre l’invasion de l’intimité de chaque personne qui a l’intention de conduire une voiture, elle discrimine les individus et les groupes de citoyen.ne.s, et contrevient évidemment aux normes internationales légales».

Les associations LGBT russes se montrent pour l’instant prudentes et préfèrent attendre des précisions sur la mise en pratique avant de s’exprimer, soulignant le très large spectre des restrictions.

Photo Michel Heiniger