Prenez un riche hériter et son majordome, façon Bruce Wayne, prenez le jardinier de Desperate Housewives avec 10 ans de plus et quelques poils, ajoutez une intrigue à l’eau de rose avec un soupçon d’érotisme et vous obtenez le trés réussi The Gardener («Le jardinier»), un webcomic publié petit à petit sur le web chaque semaine depuis trois ans.

Deux volumes ont été édités en version numérique (disponibles sur amazon) et en version papier (disponibles sur la boutique de l’auteur). Nous avons interrogé le dessinateur et auteur, MarcG.

Comment est né ce web-comic? L’envie m’est venue il y a quelques années, je m’intéressais beaucoup aux mangas yaoi, qui m’ont donné le goût des jolies romances entre garçons, et je découvrais les comics de Patrick Fillion (Naked Justice, Zahn, etc.) dont le côté sulfureux m’a vite plu. J’avais soit du yaoi plein de bluettes clichées destiné à un lectorat féminin, soit des comics gays qui ne faisaient pas dans la dentelle et s’adressaient clairement à un lectorat masculin et homo. Mais quand j’ai cherché à lire des histoires à mi-chemin entre les deux, le panel de titres disponibles s’est avéré plutôt maigre.

Sur ce constat, j’ai eu envie de créer une BD reprenant les éléments de ces deux genres: une romance touchante teintée d’un soupçon d’érotisme.

Quelles sont tes influences? Mes principales influences pour The Gardener sont la BD Jimbo de Franze & Andärle (H&O éditions), le manga Emma de Kaoru Mori (éditions Ki-oon) et la série télé Une nounou d’enfer.

Jimbo a vraiment été le déclencheur. C’était la première BD gay que je lisais et qui alliait un scénario intéressant, des graphismes très soignés et une touche d’érotisme. J’ai immédiatement eu envie d’en faire autant. Emma m’a donné envie d’écrire une histoire d’amour qui prend son temps et qui n’est pas expédiée en quelques pages. Une nounou d’enfer a certains thèmes communs avec Emma mais les aborde de façon plus moderne et avec beaucoup d’humour.

Que voulais-tu raconter? J’ai toujours aimé les romances qui font languir le lecteur, dans lesquelles les protagonistes passent par une série d’épreuves avant de pouvoir réellement vivre leur amour. C’est ce que j’ai tenté de faire dans The Gardener. Je voulais aussi mettre en scène deux héros issus de milieux très différents pour que l’intrigue romantique joue sur leurs différences sociales. Afin de ne pas avoir une histoire trop pesante et dramatique, j’ai essayé d’ajouter une touche d’humour.

Voilà comment je me suis retrouvé à raconter l’histoire d’un riche héritier, doux rêveur, un brin collet-monté, et de son jardinier au mauvais caractère.

Combien de tomes prévois-tu? Il devrait y avoir six tomes de The Gardener, sachant que l’histoire est découpée en une douzaine de chapitres.