Guillaume ne figurait pas parmi les candidat.e.s de L’amour est dans le pré présenté.e.s hier, lundi 5 janvier, sur M6. Son portrait sera diffusé lundi 12 janvier, mais la couverture médiatique qui lui est consacrée est conséquente. Lors d’une interview sur Europe 1, la présentatrice de l’émission Karine Le Marchand a cherché à banaliser la participation de cet éleveur gay à ce programme (à partir de 1’44).

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur L’Amour est dans le pré: Karine Le Marchand présente la nouvelle saison

«Quand on parle de cette saison, on ne parle que de lui. D’abord, il ne se revendique pas comme étant un porte-drapeau de quoi que ce soit. Moi, j’espérais depuis longtemps que L’amour est dans le pré reflète la réalité du monde et sur plus de 100 agriculteurs, qu’il n’y en ait que des hétéros, ce n’était pas forcément représentatif de ce qui se passait vraiment. Je crois que cette émission change petit à petit les mentalités par rapport à l’agriculture. […] Les autres agriculteurs, ça ne leur pose absolument aucun problème. Même pas de question sur le fait qu’il y ait ou pas des homos dans cette saison. Et qu’on ne parle que de lui, c’est comme si c’était un animal de foire. Pour moi, la chose sera vraiment gagnée quand ce ne sera pas si notable que ça. […] On n’a jamais été dans le lit des gens quand ils étaient hétérosexuels, on n’ira pas dans le sien parce qu’il est homosexuel. Il n’y aura pas de voyeurisme.»

Si Guillaume ne se veut pas «porte-drapeau», il a en tout cas porté l’écharpe de Mister Gay Europe en 2011, rappelle le quotidien régional La Montagne. L’Auvergnat cherchait alors à «aider les jeunes qui souffrent» et affirmait vouloir que «les homos puissent se marier, qu’ils aient les mêmes droits que tout le monde». En participant au concours Mister Gay Europe, il espérait briser les «stéréotypes du beau gosse bien foutu». Il souhaitait aussi que la télévision cesse de mettre en avant «des folles furieuses dans les émissions de téléréalité». Sa participation à L’amour est dans le pré signifie probablement qu’il est prêt à tenter de proposer d’autres représentations des gays dans les médias.

Photo Marie Etchegoyen/M6