«Pendant cette saison festive, il se peut que tu sois entouré.e de personnes qui ne te comprennent pas vraiment. Je voudrais t’inviter dans un endroit chaleureux et aimant, où tu pourras être libre d’être qui tu es vraiment, où tu seras aimé.e et soutenu.e.» Ces quelques mots sont extraits d’une lettre publiée par Andrea sur le site Your Holiday Mom. Elle et d’autres mères de famille, mais aussi des pères, des sœurs, des frères et des ami.e.s adressent des lettres aux jeunes LGBT pour les soutenir pendant les fêtes, une période de l’année où l’on n’est pas forcément accueilli.e à bras ouverts par sa famille.

L’idée a été lancée en 2012 par Robin Rice, présidente de Be Who You Are Productions, et propose chaque année de nouvelles lettres. «Nous sommes juste des personnes qui nous soucions des autres et avons créé un moyen de le montrer pendant la saison des fêtes qui peut être émotionnellement difficile, a-t-elle écrit pour présenter le projet aux médias. N’est-ce pas le but même de cette période? La famille, la tendresse et des gens qui se retrouvent? On le fait peut-être de façon virtuelle, mais on peut quand même changer les choses dans la vie de quelqu’un.» Vu le succès du projet, plusieurs personnes ont effectivement été touchées. La première année, 35000 personnes ont lu ou écouté les messages laissés sur le site.

Si Robin Rice est si sensible à cette cause, c’est en partie parce que son frère gay s’est suicidé il y a 30 ans, effrayé par la perspective de ne jamais être accepté par sa famille. «Aujourd’hui encore, je ressens ce vide dans mon cœur et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour aider les jeunes LGBTQ», explique-t-elle. Elle est également à l’origine d’autres projets contre le sexisme. Et dans la vidéo ci-dessous, c’est elle qui présente Holiday Mom par le biais d’une lettre qu’elle lit à voix haute:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Holiday Mom

«Je pourrais te dire que je me fiche de ton orientation sexuelle, de ton identité de genre ou de la personne que tu choisis d’aimer, mais ce n’est pas vrai parce que ça fait partie de toi, alors ça compte à mes yeux. […] Je t’accepte, je me fais du souci pour toi, je m’intéresse à toi, je veux que tu aimes et que tu sois aimé.e. […] On ne se rencontrera peut-être jamais mais si tu veux, tu peux t’imaginer qu’il y a une maman quelque part qui veut t’enlacer, qui te dit je t’aime, je te soutiens, je veux te voir briller tel.le que tu es et je veux te voir heureux/se.»

Via mademoiZelle.com.