«On peut toujours le dire!», affirme avec assurance Nina Jacobson, la productrice de la saga cinématographique Hunger Games, en parlant de l’homosexualité. Quand on est à Hollywood, c’est de ne pas le dire qui constitue un problème d’après elle: «Être dans le placard à Hollywood, c’est comme porter un postiche, a-t-elle affirmé au New York Times. Ça donne le sentiment qu’on ne s’aime pas tel.le qu’on est et qu’on a peur que les gens le découvrent un jour. Il y a des endroits où on ne peut pas sortir du placard parce qu’on a peur de perdre sa vie ou ses moyens de subsistance. Mais Hollywood n’en fait pas partie. Alors être dans le placard, c’est comme être une poule mouillée.»

Elle-même n’a pas toujours été ouvertement lesbienne, mais elle a rapidement cessé de dissimuler les choses quand elle s’est rendue compte que tou.te.s ses collègues ou presque le savaient déjà. Depuis, elle est devenue une militante affirmée de la visibilité des LGBT au travail. Virée de chez Disney en 2006 au moment où sa compagne accouchait de leur troisième enfant, elle a fondé sa propre entreprise, Color Force, qui a notamment produit le film Un jour. Chez son ancien employeur comme à son propre compte, la productrice s’est battue pour que les femmes aient une plus grande visibilité.

«Je ne comprends pas pourquoi les gens continuent à croire que faire des films où les protagonistes sont des femmes est risqué, étant donné que – coucou! – on représente 50% de la population et on va au cinéma. Les hommes blancs succèdent aux hommes blancs. Plus il y aura de femmes et de personnes de couleur à des postes à responsabilité, plus il y aura de femmes et de personnes de couleur qui trouveront des postes à responsabilité.» Elle veut changer l’industrie du cinéma et affirme que désormais l’héroïne assoupie qui attend patiemment le prince charmant pour la délivrer est passée de mode: «Elle est réveillée désormais, et elle a un carquois et des flèches». Comme Katniss.

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