«Le texte est prêt et nous avons renforcé la loi, particulièrement en ce qui concerne la propagande et le détournement d’enfants», a indiqué le parlementaire ougandais Abdu Latif Ssebagala à Reuters au sujet d’une proposition de loi anti-LGBT actuellement en préparation. «[Cette semaine], nous espérons rencontrer le président du Parlement afin de fixer la date pour une présentation», a-t-il ajouté. Ce texte viendrait combler le vide laissé par l’annulation de la première loi anti-LGBT, annulée par la justice cet été pour un vice de forme.

Ce texte pénalise les relations sexuelles, même consenties, entre personnes de même sexe et interdit aux personnes trans’ d’avoir des relations sexuelles. S’il était voté, les ONG et associations qui défendent les droits des personnes LGBT ne pourraient plus être financées et le fait «d’encourager» l’homosexualité serait également pénalisé. «Nous espérons que les Ougandais.es pourront célébrer le vote de cette loi en guise de cadeau de Noël», a confié Abdu Latif Ssebagala.

Si le président Yoweri Museveni avait averti dans une tribune que le vote d’une nouvelle loi anti-LGBT nuirait aux relations commerciales de l’Ouganda, il est toutefois dans une position difficile: à l’approche des prochaines élections qui auront lieu en 2016, quelques opposant.e.s utilisent ce sujet pour l’affaiblir. La tension pesant sur les personnes LGBT en Ouganda risque de s’alourdir plus encore dans les prochains jours.

Photo Andrew Regan