À l’occasion de la Journée internationale contre les violences faite aux femmes, une marche de nuit contre les viols et les violences aura lieu ce mardi 25 novembre à partir de 18h30 à Paris à l’initiative d’une «assemblée générale non mixte de femmes, meufs, gouines, trans’, intersexuées». Les organisatrices s’indignent notamment que malgré «des centaines de milliers de viols par an», il n’y a eu que 1256 condamnations à ce titre l’an dernier. «En France, une femme est assassinée tous les trois jours par son conjoint», rappellent-elles.

En marchant ce soir, elles veulent «oser reprendre la rue, l’espace», affirment-elles dans un communiqué. Cette réappropriation de l’espace public, c’est aussi «reprendre le contrôle de nos corps, de nos vies et parfois les reconstruire», ajoutent-elles. Outre les violences et les agressions sexuelles, elles dénoncent «l’inégalité salariale entre femmes et hommes, la pénalisation des putes, l’expulsion des sans-papiers, les attaques contre les femmes voilées, la lesbophobie, la transphobie, et l’assignation à un genre pour les intersexuées». «Ceux qui agissent sont nos pères, nos oncles, les amis de la famille, nos frères, nos profs, nos collègues, nos patrons, nos maris, nos conjoints, nos amants, nos amis, nos camarades de lutte, nos proches, des clients, des inconnus, des dragueurs… mais aussi l’État et l’institution policière», clament-elles, pointant du doigt «le produit d’un système, d’une idéologie et des lois qui la structurent».

Cette marche féministe non-mixte est notamment soutenue par Acceptess-T, 8 Avril, Action Radicale Féministe (ARF), Les Dé-chaînées, Djendeur Terroristas, FièrEs, Garçes, Langues de Fronde, 8 Mars Pour TouTEs, MWASI, Solidaires étudiant-e-s, le Syndicat du travail sexuel (STRASS), les femmes de l’AG non-mixte du CAPAB et l’Organisation communiste – Futur rouge (OCFR).

Voici le parcours:

parcours marche feministe