Les élu.e.s du Conseil de Paris ont adopté à l’unanimité ce mardi 18 novembre une délibération avancée par le groupe socialiste et apparenté.e.s visant à ce que les services municipaux prennent mieux en compte les couples de même sexe. Comme dans toutes les communes françaises, les couples de même sexe peuvent se marier à Paris – et entre mai 2013 et octobre 2014, 2204 couples l’ont fait, représentant environ 15% des mariages – mais les élu.e.s de la ville ont estimé pouvoir aller plus loin.

Une mission nouvellement créée recensera les formulaires délivrés aux habitants afin de s’assurer que tous les couples soient pris en compte et les logiciels informatiques seront progressivement mis à jour. Les agents municipaux doivent également être formés et la ville s’engage à étudier «toutes les possibilités, pour étendre aux couples de personnes de même sexe les droits, prestations et congés liés à la naissance et l’adoption d’un enfant». Les Relais Information Familles – présents dans 14 arrondissements sur 20 – adapteront «leurs missions à cet enjeu de la diversité des familles parisiennes et de leur accompagnement». Des avancées dont «se félicite» le groupe socialiste et apparenté.e.s, présidé par le maire du Xe arrondissement ouvertement gay Rémi Féraud.

Conseillère de Paris et membre du Parti de gauche, Danielle Simonnet a salué le vote de cette proposition qu’elle soutient, mais elle a également appelé les élu.e.s socialistes à aller plus loin. Dans son intervention, elle a rappelé les lenteurs de la majorité socialiste à l’Assemblée nationale à légiférer sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) et sur les droits des trans’. Elle en a profité pour rappeler sa proposition d’une carte municipale où chacun.e pourrait faire apparaître son identité de genre. Elle préconise par ailleurs de faire retirer la mention de l’identité de genre des formulaires où «cette information n’apporte rien».

Photo Cédric Bonhomme