C’est aux alentours de deux heures du matin que l’acteur Colin Farrell a écrit le texte publié lundi 17 novembre dans Sunday World en faveur de l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe en Irlande. Les citoyen.ne.s devront se prononcer à ce sujet lors d’un référendum prévu pour le mois de mai 2015. Très proche de son frère Eamon, ouvertement gay, Colin Farrell fait de l’égalité des droits un combat personnel.

«SI J’ÉTAIS GAY, JE NE POURRAIS PAS ME MARIER»
«Il s’agit de rendre à nos sœurs et frères lesbiennes et gays un droit dont on n’aurait jamais dû les priver», plaide-t-il. Il se rappelle notamment des personnes qui insultaient et frappaient son frère à l’école et de la façon dont Eamon réagissait. «Mon frère Eamon n’a pas choisi d’être gay. Oui, il a choisi de porter de l’eyeliner à l’école et ce n’était probablement pas la façon la plus pragmatique de répondre aux violences dont il faisait quotidiennement l’objet à l’école. Mais il a toujours été fier d’être qui il était.»

Bien des années plus tard, Eamon vit aujourd’hui à Dublin avec Steven, son époux depuis sept ans. «C’est le couple le plus sain et le plus heureux que je connaisse», témoigne Colin Farrell. Il y a quatre ans, les deux hommes avaient publié une vidéo en faveur de l’ouverture du mariage.

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Le couple s’est marié au Canada mais leur union n’est pas reconnue par leur pays. Une situation que l’acteur déplore: «Le fait que mon frère ait dû quitter l’Irlande pour que son rêve de se marier devienne une réalité est délirant. DÉLIRANT. Je peux prendre ma voiture, rouler pendant quatre heures de Los Angeles à Las Vegas, boire jusqu’à être ivre, rencontrer une femme et demander à Elvis de nous marier pour 200 dollars. Et pourtant, dans plusieurs États d’Amérique, si j’étais gay, je ne pourrais pas me marier.»

Dans son plaidoyer pour encourager ses concitoyen.ne.s à voter en faveur de l’ouverture du mariage lors du référendum, Colin Farrell rappelle que cette avancée est purement et simplement une question d’égalité. «C’est pour nous tou.te.s que l’égalité devant le mariage civil doit s’accomplir», souligne-t-il. Lui-même n’est pas certain de pouvoir voter depuis les États-Unis, mais il compte sur les autres Irlandais.es pour faire le bon choix et espère que ses concitoyen.ne.s pencheront «vers la lumière».

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