On savait déjà qu’Alain Juppé ne croyait pas à une éventuelle abrogation de la loi sur le mariage pour tous – «des sornettes», selon lui – et qu’il en avait assez que l’on lui parle de la «théorie du genre» – des «fariboles» qui n’empêchent pas les Français.es de dormir. Sur l’homoparentalité, en revanche, Alain Juppé était plus hésitant. Il y a un mois, invité de France 2 dans Des paroles et des actes, il admettait «se faire violence» sur la question de l’adoption par des couples de même sexe.

Quelques jours plus tôt, il précisait: «Je suis très ferme en ce qui concerne l’adoption et la parentalité. Vous allez me dire que je vis dans un monde dépassé, mais pour moi un enfant, c’est un homme et une femme et je ne sors pas de cela.»

Cette fermeté ne semble plus d’actualité. Dans un entretien aux Inrocks publié ce mercredi 12 novembre, le candidat à la primaire UMP maintient son opposition à l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation (AMP, aussi appelée PMA) et à la gestation pour autrui (GPA) de façon générale, mais il se fait plus nuancé sur l’adoption:

«Pour moi, fondamentalement, l’acte de naissance d’un enfant, c’est un homme et une femme. Ensuite, il y a l’acte d’élever un enfant. Il peut exister des cas où un enfant peut trouver dans un couple de deux hommes ou de deux femmes des conditions d’épanouissement personnel parfaitement acceptables. C’est pourquoi, après mûre réflexion, je suis favorable à l’adoption par un couple de même sexe, après qu’on aura vérifié, comme c’est le cas pour les couples hétérosexuels, que les conditions d’épanouissement de l’enfant sont réunies.»

Un extrait de l’entretien est à lire sur le site des Inrocks, l’intégralité est dans le magazine en kiosque aujourd’hui.