Les propos tenus par Nicolas Sarkozy le 28 octobre à Marseille critiquant le fait de donner une interview à une «revue pour homosexuels» sont de plus en plus relayés sur les réseaux sociaux. Lors de ce meeting (que l’on peut regarder en intégralité sur YouTube), l’ancien chef de l’État a fustigé l’expression publique de l’homosexualité, estimant que les personnes attirées par les personnes de même sexe devaient garder ce pan de leur identité dans l’ombre et le silence.

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Sa moue lorsqu’il a évoqué l’éventualité de donner une interview à une «revue pour homosexuels» a été relevée par plusieurs personnes:

S’il affiche aujourd’hui sa réprobation à l’égard de la presse destinée aux personnes LGBT, Nicolas Sarkozy a donné des interviews au magazine Têtu en 2007 et en 2012 en tant que candidat à l’élection présidentielle.

Lors de son meeting à Nancy ce lundi 3 novembre, il a répété qu’il ne prendrait position sur l’ouverture du mariage aux couples de même qu’une fois élu président de l’UMP. Il a également redit son opposition à ce que les couples de femmes puissent recourir à une PMA. Sur ce point, il est en accord avec Bruno Le Maire et Hervé Mariton, ses adversaires dans la campagne pour prendre la tête de l’UMP.

Pour l’heure, il veut en tout cas «réécrire la loi» afin d’empêcher les couples de même sexe d’établir une filiation légale avec leurs enfants. Pendant son meeting marseillais, il avait évoqué son inquiétude sur le contenu de l’avis de la Cour de cassation qui n’a pas vu de «fraude à la loi» lorsqu’une mère adopte l’enfant conçu par sa conjointe grâce à une PMA à l’étranger. La justice a considéré «que la même institution provoquerait les mêmes droits que l’on soit homosexuel ou hétérosexuel», s’est alarmé Nicolas Sarkozy. À Yagg, on aurait tendance à penser que c’est une bonne chose.