En réaction à un article paru à la fin du mois d’août dans la presse égyptienne, l’application de rencontres Grindr délivre désormais un message d’avertissement à ses utilisateurs dans ce pays: «L’Égypte arrête des personnes LGBT, et la police peut se faire passer pour une personne LGBT afin de vous piéger. Veuillez être prudent lorsque vous prévoyez de rencontrer une personne que vous ne connaissez pas et soyez vigilant si vous publiez quelque chose qui pourrait révéler votre identité.»

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DEUX HOMMES PRIS «LA MAIN DANS LE SAC»
D’après des militant.e.s LGBT sur place contacté.e.s par Buzzfeed, rien ne prouve que la police utilise effectivement cette application pour procéder à l’interpellation d’individus. Néanmoins, les réseaux sociaux sont activement surveillés par les forces de l’ordre. Six hommes que la police dit homosexuels ont été condamnés ce jeudi 25 septembre à deux ans de prison avec travaux forcés car ils auraient annoncé sur Facebook que leur appartement était disponible à la location par des couples masculins en échange de 150€ environ par nuit. Selon les autorités, deux d’entre eux auraient été pris «la main dans le sac», indique Ahram Online.

Plus que Grindr, c’est vers Facebook que se tournent les préoccupations des militant.e.s LGBT, précise Buzzfeed. Des autorités égyptiennes ont d’ailleurs confirmé au média que ce réseau social est particulièrement surveillé, tout comme Skype, Twitter et YouTube. Grindr est pour l’heure le seul à avoir envoyé un message d’avertissement.

Photos Silar, Grindr