Deux des six personnes qui ont été identifiées grâce à des photos et des vidéos prises lors de leur action contre la Marche des Fiertés de Nancy en mai ont été placées en garde à vue puis présentées au parquet jeudi 25 septembre, indique l’association Équinoxe dans un communiqué. Celle-ci avait porté plainte pour menace de mort.

Le 31 mai, six individus ont brandi une banderole «Allez brûler en enfer» pendant le défilé. Deux jours après, le local de l’association LGBT de Lorraine-Sud a été dégradé. Des autocollants portant la même croix celtique que celle qui apparaît sur la banderole, ainsi que l’adresse d’un site internet et le numéro de téléphone d’un groupe nationaliste ont signé l’acte. Pour le président d’Équinoxe Jérémy Baudouin, il ne faisait alors aucun doute que le groupe Lorraine nationaliste était à l’origine des deux actions. Le site web du groupe d’extrême droite s’en faisait d’ailleurs l’écho sans la moindre vergogne.

L’association Équinoxe se réjouit de ces interpellations et estime qu’il y a eu un net progrès dans la réaction de la justice: «Cela tranche avec le laxisme auquel nous avait jusqu’ici habitué.e.s le parquet de Nancy dans les plaintes liées à l’extrême droite et à l’homophobie ordinaire, quasi systématiquement classées sans motif!» Les deux personnes placées en garde à vue sont poursuivies pour menaces de mort faites sous conditions en raison de l’orientation sexuelle.