[mise à jour, 16h10] Précisions de l’association Équinoxe

Le tribunal correctionnel de Nancy a condamné hier, vendredi 26 septembre, un chauffeur de bus qui avait aspergé d’eau deux jeunes filles qui s’embrassaient, avant de leur signifier qu’il avait fait cela car il est «contre l’homosexualité». Le lendemain, le conducteur avait été mis à pied par son employeur. Désormais licencié, il a contesté les faits au tribunal, prétendant qu’il s’agissait là de diffamation, rapporte l’AFP. Il devra effectuer un stage de citoyenneté à ses frais, verser 1500 euros d’amende et 500 euros de dommages-intérêts à chacune des deux victimes ainsi qu’à l’association Équinoxe qui s’est constituée partie civile et a accompagné les plaignantes dans leurs démarches.

«C’est un geste qui n’est certes pas d’une gravité extrême, mais qui a été perpétré en raison de l’orientation sexuelle des victimes, qui étaient de plus mineures, a indiqué l’avocat des plaignantes, maître Stéphane Massé. Si on laisse passer cela, on banalise l’homophobie.»

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