Pour célébrer ses 30 ans, le magazine britannique Gay Times a désigné «30 icônes gays», dont l’ancien Premier ministre Tony Blair. La publication récompense ainsi l’engagement du travailliste en faveur de l’égalité des droits. Au pouvoir entre 1997 et 2007, l’ancien chef du gouvernement a abaissé l’âge du consentement pour les relations entre personnes de même sexe au même niveau que pour les relations hétérosexuelles. Il a mis fin à la section 28, qui interdisait de «promouvoir» l’homosexualité et introduit dans le droit des dispositions légales contre la discrimination des personnes LGBT au travail.

«ON AURAIT PROBABLEMENT PU OUVRIR LE MARIAGE EN 2005»
«Le fait de traiter les gens à égalité est pour moi une question de conviction», a-t-il confié au magazine, cité par Pink News. Élu député en 1983, Tony Blair se félicite de l’avancée de l’égalité des droits. «On avait une approche agressive et sombre à l’époque, se souvient-il. La section 28, c’était vraiment désagréable. Cela créait une ambiance déplorable dans la société. C’était horrible. Mais heureusement, ces temps-là sont révolus. J’ai traversé tous ces moments dans les années 80 et au début des années 90 et j’ai eu le sentiment que c’était un sujet où, pour peu qu’on ose affirmer ce que l’on pense être juste, le pays finirait par être beaucoup moins réticent qu’on ne le pensait. Vous savez, en grandissant, il y a des gens que j’ai rencontrés et j’ai pu voir de la douleur dans leur vie parce qu’ils ne pouvaient pas être qui ils sont. J’avais aussi ce réflexe de liberté qui fait que pour moi, les gens devraient pouvoir vivre la vie qu’ils ont choisie de la façon dont ils le souhaitent.»

En Angleterre et au Pays de Galles, les premiers couples de même sexe ont pu se marier à compter du mois de mars 2014. Une avancée précédée par les partenariats civils, une disposition créée par le gouvernement de Tony Blair. Presque 10 ans après l’adoption de cette mesure, il estime qu’il aurait pu être possible d’ouvrir le mariage dès cette époque: «La pression pour qu’on le fasse n’était pas très grande et je crois que les gens estimaient que les partenariats civils représentaient un important pas en avant et que c’était une bonne façon de procéder. D’un autre côté, quand on regarde en arrière et qu’on observe la relative facilité avec laquelle cela a été fait, on peut penser que oui, on aurait probablement pu le faire.»

Tony Blair s’est réjoui d’avoir été sélectionné pour apparaître parmi les icônes gays, rapporte l’AFP, et il estime que les progrès accomplis en faveur des LGBT pendant son mandat constituent une partie de son héritage au Royaume-Uni.

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