Une nouvelle étude établit que les traitements donnés aux adolescent.e.s trans’ pour bloquer l’apparition des modifications corporelles qui accompagnent la puberté permettent à ces jeunes d’être plus heureux/ses une fois adultes. Le décalage entre leur genre ressenti et leur corps étant moindre, leur niveau de bien-être psychologique parvient au même niveau que la population générale.

EFFETS RÉVERSIBLES
C’est une équipe américano-danoise qui a publié ses conclusions dans la prestigieuse revue Pediatrics. Les médecins ont suivi 22 hommes trans’ et 33 femmes trans’ sur une période s’étalant entre leurs 14e et leur 21e année. On leur a d’abord donné des médicaments pour stopper le processus pubertaire avant de leur permettre d’accéder à un traitement hormonal correspondant à leur genre ressenti aux alentours de leur 17e année. Des opérations chirurgicales ont ensuite eu lieu vers la 21e année. Le développement de la poitrine, des épaules, de la taille des mains ou la hauteur de la voix n’ayant pas été affectés par la puberté, le nombre d’interventions chirurgicales demandées s’en trouvait réduit.

D’après les médecins, ces traitements sont aisément réversibles si la personne qui les suit ne souhaite plus bloquer les effets de la puberté sur son corps. «Quand une personne met sa puberté en pause, cela lui donne plus de temps pour être sûre du chemin qu’elle veut emprunter», estime le docteur Stephen M. Rosenthal, cité par Buzzfeed. Présentant un coût élevé, ces traitements devraient prochainement se démocratiser aux États-Unis, mais peu de compagnies d’assurance-maladie les prennent en charge. Une étude menée auprès de 127 adolescent.e.s avait démontré que ces traitements ne présentent pas de risque pour la santé physique des jeunes.

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