Les flottements de Nicolas Sarkozy sur une éventuelle abrogation de l’ouverture du mariage sèment la confusion dans les rangs de sa famille politique. Son porte-parole, Gérald Darmanin (UMP), a indiqué à l’AFP que l’ancien président de la République ne se prononcera qu’après avoir discuté des différentes options s’il est élu président de l’UMP fin novembre. «Nicolas Sarkozy pense que c’est une question trop compliquée pour répondre par oui ou par non», a précisé son porte-parole.

L’ex-chef de l’État estime que le débat a été «clivé» par François Hollande et qu’il aurait fallu attendre avant de voter l’ouverture du mariage car «quand il y a une situation de crise économique, il ne faut pas faire de sujet de société parce que ça crispe les gens». La «Manif pour tous» souhaite au contraire qu’il s’engage sans attendre contre l’ouverture du mariage, comme l’a fait son adversaire à la présidence de l’UMP Hervé Mariton. Devant les avis de la Cour de cassation indiquant qu’il n’y a pas «fraude à la loi» quand un couple de femmes se rend à l’étranger pour une PMA, celui-ci a répété à France Info qu’il faut revenir sur le mariage. Mais interviewée sur BFMTV ce matin, Nathalie Kosciusko-Morizet disait le contraire.

Parmi les options envisagées par Nicolas Sarkozy figurent l’abrogation ou l’instauration d’une union civile pour les couples de même sexe. Promise par l’UMP en 2007, cette dernière éventualité avait été écartée pendant qu’il était à l’Élysée par le même Nicolas Sarkozy pour cause d’inconstitutionnalité.

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