[Mise à jour, le 19 septembre] Ajout du réalisateur Joshua Oppenheimer

L’auteure de Dykes To Watch Out For et, plus récemment de Fun Home et C’est toi ma maman?, Alison Bechdel (à droite) vient d’être récompensée de la très prestigieuse «bourse du génie» décernée par la Fondation MacArthur pour avoir «transformé notre conception du mémoire contemporain et étendu le potentiel d’expression de la forme graphique». Cette distinction se traduit par l’obtention d’une bourse de 625000 dollars (plus de 485000 euros) qui permettra à la lauréate de poursuivre son travail de création. Alison Bechdel s’est dite bouleversée et très émue par cette reconnaissance de son travail:

«J’ai reçu la nouvelle comme un coup, j’ai cru que j’allais me trouver mal. J’étais en état de choc. Obtenir ce genre de distinction de la Fondation MacArthur bouleverse ma vie. Je dois être à la hauteur de ce qui vient de se passer, produire quelque chose qui en soit digne. Une telle preuve de confiance en mon travail est un immense cadeau et je compte travailler très dur pour ne pas décevoir les attentes.»

Voir ou revoir notre interview d’Alison Bechdel pour la sortie française de C’est toi ma maman.

Une autre personnalité ouvertement lesbienne fait elle aussi partie des 21 lauréat.e.s de la bourse MacArthur, la directrice de l’association Gay & Lesbian Advocates & Defenders (Glad), Mary Bonauto (à gauche). La Fondation MacArthur a voulu récompenser son combat pour mettre fin aux discriminations légales fondées sur l’orientation sexuelle. Très engagée sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, elle a notamment contribué à l’abrogation du Defense of Marriage Act (DOMA).

À ces deux femmes, il faut ajouter le dramaturge gay Samuel D. Hunter (qui a épousé son compagnon, le dramaturge John M. Baker, en 2012), notamment remarqué pour sa pièce The Whale, dans laquelle un homme se suicide à petit feu en mangeant à l’excès après la mort de son amant, victime de l’homophobie religieuse. Le palmarès de la Fondation MacArthur compte enfin le documentariste Joshua Oppenheimer, connu pour son film The Act Of Killing, nominé aux Oscars en 2014, qui revient sur les massacres perpétués en Indonésie durant les années 60 et sur ceux qui en sont responsables.

Photos Courtesy of the John D. & Catherine T. MacArthur Foundation