Ce matin, mercredi 17 septembre, Manuel Picaud, co-président de Paris 2018, le président du conseil régional Jean-Paul Huchon et le vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France chargé des sports et des loisirs Francis Parny étaient réunis pour la présentation à la presse des 10e Gay Games qui se tiendront à Paris du 4 au 12 août 2018. L’occasion de rappeler les enjeux de cette grande compétition sportive.

UNE CHANCE ET UNE FIERTÉ
«Ces Gay Games sont une chance pour notre région! a commencé par rappeler Jean-Paul Huchon. Ils se placent dans le tradition des Jeux olympiques, mais sont porteurs d’un message de tolérance, d’émancipation et de dépassement de soi et sont ouverts à tou.t.e.s quelle que soit son orientation sexuelle, sa religion, son origine.» Le président du Conseil régional a réitéré son soutien plein et entier aux organisateurs/trices de Paris 2018. « Nous sommes engagé.e.s pour l’égalité depuis longtemps, aux côtés de la communauté LGBT et avons accompagné les mouvements de lutte contre l’homophobie. C’est une fierté pour la région, et nous sommes particulièrement content.e.s d’avoir battu les villes candidates, Londres, Orlando, Amsterdam, Limerick, Rio et Sao Paulo. Ne boudons pas notre plaisir!»

DES JEUX POUR TOU.T.E.S
L’organisation prévoit l’accueil de 15000 participant.e.s durant cette semaine de compétitions, dont un tiers issu de la région Île de France. «Voilà presque un an que nous avons gagné l’organisation de cette 10e édition des Gay Games, poursuit Manuel Picaud, grâce au travail d’une cinquantaine de bénévoles qui ont travaillé sur cette candidature.» Il rappelle l’essence de ces mondiaux sportifs culturels festifs humanistes, le fait qu’ils soient ouverts à tou.t.e.s:

«C’est l’idée de départ. Aux Gay Games, on a vu une femme de 99 ans qui a participé à l’épreuve du 100 mètres, en moins d’une minute, un participant aux arts martiaux en chaise roulante, la possibilité pour des couples d’hommes ou de femmes de concourir aux épreuves de danse ou de patinage.»

Les organisateurs/trices souhaitent en outre préparer un événement éco-responsable et vecteur de cohésion sociale qui permettra par exemple aux personnes âgées ou à mobilité réduite d’assister aux compétitions. Un point d’honneur sera aussi mis sur la promotion de la santé, notamment sur la question du VIH. «Les Gay Games sont nés en 1982 à San Francisco, et l’émergence de l’épidémie fait partie de l’histoire de notre communauté.» Avec un budget estimé à 7 millions d’euros, le comité d’organisation des Gay Games compte bien avoir un impact économique immédiat et à long terme. Pour Manuel Picaud, il faut se saisir de cette opportunité pour faire la promotion du tourisme en Ile-de-France pour proposer une offre nouvelle et «vendre autre chose que la Tour Eiffel». Enfin, Paris 2018 compte sur des soutiens de premier plan, avec l’escrimeuse Laura Flessel, déjà en première ligne pour porter la candidature de la capitale l’an dernier, mais aussi Jean-Paul Gaultier, Ryadh Sallem, champion de natation, basket et rugby fauteuil, ainsi que Pierre Bergé, président d’honneur de Paris 2018.

«LES GAY GAMES AMÈNENT UN CHANGEMENT»
Pour lancer officiellement la promotion de ces 10e Gay Games, une action est organisée ce samedi 20 septembre dans Paris pour informer sur cet événement. «Les Gay Games ne sont pas encore connus, cela représente un vrai défi auprès des Parisien.ne.s, explique Manuel Picaud. Lors de cette journée spéciale, nous allons aller à leur rencontre en réunissant des bénévoles au stade Jean Bouin, qui vont devenir les ambassadeurs de Paris 2018. De quatre points phares de la capitale – le Grand Palais, l’Hôtel de Région, le Carreau du Temple et les Arènes de Lutèce –, nous allons marcher jusqu’à l’Hôtel de Ville. La convergence des quatre cortèges bleu, vert, rouge et violet symbolisera le logo de Paris 2018, aux couleurs de la diversité, du respect, de la solidarité et du partage.

«Traditionnellement, les Gay Games amènent un changement. Nous l’avons vu à Cleveland cet été, cette neuvième édition a changé la perception des LGBT auprès du grand public.»

Une évidence pour Jean-Paul Huchon: «Il faut que la population y croit, renchérit-il. Il ne s’agit pas de politique, mais de l’organisation de Jeux populaires et ouverts à tou.t.e.s.»

L’appellation Gay Games peut paraître déconcertante pour le grand public. Comment Paris 2018 va-t-elle faire pour que les Francilien.ne.s sachent que ces Jeux hétéro-friendly sont accessibles à tou.t.e.s? Réponse avec Manuel Picaud:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Paris 2018: les organisateurs présentent des Gay Games «sportifs, culturels et humanistes»

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