Aussi violente et révoltante soit-elle, l’agression d’un militant LGBT allemand le 13 septembre dernier à Belgrade révèle aujourd’hui la situation toujours très difficile des personnes LGBT en Serbie, ainsi que la menace qui pèse sur la Pride qui doit se tenir le dimanche 28 septembre. Après une annulation l’an dernier qui avait contraint les militant.e.s LGBT à défiler de nuit, annulation qui faisait suite à d’autres en 2012 et en 2011, la Serbie reçoit des pressions de la part de la communauté internationale qui l’exhorte à apporter sa protection à cette manifestation.

Aujourd’hui, c’est Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, qui a salué la réaction rapide des autorités suite à l’agression, mais les a aussi appelées à se prononcer contre les violations des droits humains et à défendre des valeurs de respect et de tolérance envers les LGBT:

«L’homophobie reste un grave problème en Serbie et les discriminations sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre sont très présentes et causent des préjugés contre les personnes LGBT. Ceux et celles qui défendent leurs droits continuent d’être harcelé.e.s. (…) Je rappelle aux autorités serbes leur obligation de garantir les libertés d’expression et de réunion, des droits fondamentaux dans une société démocratique qui profitent à tout le monde. (…) Dans le cas où les autorités craindraient pour la sécurité des manifestant.e.s, elles devraient fournir une protection efficace et lorsque c’est nécessaire, proposer un autre lieu pour cet événement. J’appelle les autorités serbes à adhérer aux principes des droits humains et à assurer la protection des participant.e.s à cette Pride 2014 de Belgrade.»

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