Dans le cadre des 20 ans de sa ligne d’écoute, l’association SOS homophobie lance ce mardi 16 septembre une campagne nationale pour promouvoir cette ligne et la faire connaître auprès de personnes qui n’ont pas l’habitude de la solliciter. En présence de plusieurs journalistes, une opération spéciale a eu lieu ce matin place de la République.

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HOMOPHOBIE INTÉRIORISÉE
Cette campagne s’adresse tout particulièrement aux jeunes, aux femmes, aux personnes âgées et aux personnes trans’ qui, d’après les statistiques de l’association, font moins souvent appel que d’autres à la ligne d’écoute. Le fait que ces populations ne la connaissaient pas constitue peut-être une explication. Concernant les personnes âgées, François, co-référent de la ligne d’écoute, estime que c’est peut-être aussi un effet de génération: «Par le passé, l’homosexualité n’était pas visible comme elle l’est aujourd’hui et les personnes âgées ont connu une époque où la règle était “Pour vivre heureux, vivons caché.e.s”. Elles ont intériorisé l’homophobie et considèrent que c’est quelque chose dont on ne parle pas et elles ne sentent pas forcément le besoin de nous appeler.»

«DES STAGES D’ENTRAÎNEMENT AU CLOSE-COMBAT»
Le soutien du ministère des Droits des femmes à cette campagne a été critiqué par Jean-Paul Brighelli, chroniqueur au PointIl estime que les 40000 euros alloués par le gouvernement à la campagne auraient dû servir à «équiper la police» et il recommande à SOS homophobie de mettre en place «des stages d’entraînement au close-combat ou au krav-maga» pour remédier aux agressions homophobes et transphobes… Or, celles-ci ne sont pas exclusivement physiques. Et il laisse entendre que le budget accordé par l’exécutif a été exclusivement dépensé dans l’organisation du «happening» sur la place de la République.

«C’est une chronique abjecte, mensongère et fausse, qui ne correspond pas du tout à la réalité, a réagi le président de SOS homophobie Yohann Roszéwitch. Cette action coûte 0 euro, puisqu’elle sert juste à promouvoir une campagne de communication qui, elle, a un coût et est soutenue par le ministère des Droits des femmes.»

UNE VIDÉO DIFFUSÉE SUR TF1
La campagne, intitulée «Ne plus se taire» se décline sur plusieurs supports: affiches, flyers, avatars pour les réseaux sociaux, bannières, un spot audio et un clip vidéo qui sera notamment diffusé sur TF1.

 

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