Pour son interview de John Travolta sur The Daily Beast, le journaliste Marlow Stern n’a pas hésité à mettre les pieds dans le plat concernant les allégations qui courent depuis belle lurette sur l’acteur. Outé notamment par l’humoriste Margaret Cho ou par l’actrice Carrie Fisher, John Travolta est confronté aux révélations de l’ancien pilote de son jet, Douglas Gotterba, qui clame avoir été son amant, et qui a réussi à remettre en cause devant la justice une clause de confidentialité qui le liait à l’acteur. Il prévoit par ailleurs une autobiographie, dans laquelle il promet de révéler leur histoire. Il n’est pas le seul à évoquer la possible homo- ou bisexualité de l’acteur, qui a été outé notamment par .

Pour John Travolta, ces agissements ne seraient finalement que l’œuvre de personnes motivées par l’appât du gain: «C’est le talon d’Achille de toute célébrité. Il ne s’agit que de gens qui veulent de l’argent. C’est tout. Cela peut arriver à différents niveaux.» L’acteur adopte même une attitude assez détachée vis-à-vis de cette affaire: «En fait, je n’y accorde pas tant d’importance. D’autres personnes peuvent contrattaquer bien plus que je ne le fais, mais j’ai laissé tout le battage médiatique passer depuis longtemps parce que je ne peux pas le contrôler. Je crois que c’est pour cela que ça persiste, d’une certaine façon.»

Mais c’est un autre événement ayant fait les choux gras de la presse people qui a véritablement bouleversé la vie de John Travolta: «J’ai trouvé ça davantage offensant lorsque j’ai perdu mon fils [son fils Jett est mort d’une attaque en 2009, ndlr]. J’ai trouvé que c’était la chose la plus méprisable. Les scandales sexuels vont toujours intéresser quelqu’un, mais on ne touche pas à ma famille. On n’a pas intérêt à y toucher. Avec ce qui s’est passé, j’ai toujours senti que les médias, pas tous mais une partie, sont allés trop loin sur ce terrain. Ça a été le plus difficile. Je peux gérer le reste mais, ça, m’a vraiment fait m’interroger sur l’ensemble.»

Photo George Biard