Elle a un tatouage représentant un marin gay et assiste à des soirées drag kings, mais pour la bonne cause, Camille Emmanuelle s’est rendue incognito avec son copain à l’université d’été de la «Manif pour tous» ce week-end. Pas de bol, grâce à Google, son partenaire est repéré et ils n’ont eu accès, en tant que journalistes, qu’aux conférences et pas aux ateliers. Ce qui ne les a pas empêché.e.s d’en apprendre beaucoup plus sur ce qu’on inculque aux militant.e.s de ce mouvement.

Le programme du week-end se résume à faire peur: on évoque tour à tour «des milliers d’orphelins», «des corps amputés», «la décadence», «des bébés élevés par des machines», «la fin de la civilisation» et «la mort de l’humanité». Preuve que le mariage des couples de même sexe et l’homoparentalité favorisent le déclin, «les ados sont de plus en plus violents, drogués», argumente Jérôme Brunet, l’un des porte-parole.

Et l’on y retrouve l’insinuation sordide que l’homosexualité est un «douloureux problème», comme l’indiquait Ménie Grégoire en 1971. La théorie du «djendeur» serait ainsi «une idéologie militante, créée par les LGBT, à partir de la souffrance des gays et des lesbiennes».

soupir emma stone

Une souffrance que connaîtraient également les enfants de parents divorcés. Le mouvement prétend se hisser à la hauteur de Martin Luther King en apportant «des idées nouvelles»… À lire sur Le Plus.

Photos via FacebookEmma Stone