Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé les neuf membres du groupe Femen qui risquaient chacune 1500 euros d’amende pour «dégradation en réunion dans un lieu cultuel». Pour mémoire, elles avaient fait irruption le 12 février 2013 dans la nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour célébrer le renoncement du pape Benoît XVI et le vote de la loi sur le mariage pour tous. Elles avaient alors crié «Pope no more» en tapant sur les trois cloches exposées, puis «Dégage Homophobe».

«Nous sommes très contentes, nous sommes très satisfaites, a déclaré Inna Shevchenko aux journalistes à l’issue de l’audience. Mais à quoi vous attendiez-vous? À ce que l’on soit condamnées? Une critique de la religion n’est pas un acte criminel.» L’avocat du groupe Michaël Ghanassia a de son côté souligné que les juges avaient expliqué «qu’on ne pouvait pas imputer les dégradations matérielles aux Femen»: «Il n’y avait aucun élément intentionnel. Je rappelle qu’elles étaient venues avec des bâtons recouverts de feutrine.» La journaliste Caroline Fourest, soutien de longue date du groupe, a salué cette décision:

Sorties manu militari de la cathédrale, les neuf militantes avaient aussi porté plainte contre trois membres du service d’ordre. Ceux-ci ont été reconnus coupables de violence et condamnés à des amendes avec sursis. Sur Twitter, certains élus de droite, tels que Thierry Mariani ou Bruno Retailleau s’étranglent, tandis que d’autres se risquent à faire la comparaison avec la condamnation d’une autre action:

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