Regroupant la FCPE ainsi que plusieurs syndicats (Fep-CFDT, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Sud éducation, UNEF, FIDL, UNL), le Collectif éducation contre les LGBT-phobies a réagi par un communiqué au courrier envoyé par la «Manif pour tous Loire-Atlantique» aux 1048 chefs d’établissement que compte le département. La présidente de cette association, France de Lantivy, cherche à empêcher la présentation aux enfants d’œuvres présentant l’homoparentalité et plus largement les questions liées au genre.

«L’ÉGALITÉ S’APPREND!»
«Il s’agit ni plus ni moins d’une tentative inacceptable de pressions et d’ingérence par rapport à la liberté pédagogique des enseignant.es, et de déni des programmes officiels de l’Éducation nationale, s’insurge le Collectif. Oui, l’école a une mission d’éducation, et pas seulement d’instruction! Oui, l’égalité s’apprend, et doit donc être enseignée!» Les organisations membres rappellent que les normes actuellement en vigueur ne suffisent pas à lutter contre les stéréotypes de genre et que l’Inspection générale a elle aussi reconnu «qu’il faut des dispositifs volontaristes pour lutter contre les stéréotypes».

Tordant le cou à l’argument de la «Manif pour tous» selon lequel promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons, c’est nier leur différence, le Collectif éducation rétorque que «cela favorise au contraire la diversité des individus et l’épanouissement des enfants! Ils et elles pourront choisir alors sans complexe leurs loisirs, leurs études, leur profession, leur façon de vivre et d’être.» C’est justement le bien-être des élèves que cherche à atteindre le Collectif éducation: «Les interventions en milieu scolaire des associations qui luttent contre les discriminations permettent notamment aux jeunes en questionnement sur leur orientation ou identité sexuelles (LGBT) de se (re)construire, voire d’échapper à la déscolarisation, à la dépression ou au suicide provoqués par un climat scolaire homophobe, lesbophobe, biphobe et transphobe!»

Le Collectif, qui salue le travail des personnels et des associations qui œuvrent contre les LGBT-phobies, compte solliciter la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem pour une rencontre.

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