Pas mal de sorties qui valent le détour en cette rentrée BD, à commencer par un nouveau Ralf König (qui n’est pas si nouveau que ça puisqu’il est sorti en Allemagne en 2009): Cornets d’amour (titre original: Schillerlöckchen). Sortie prévue le 24 septembre.

Chez le petit éditeur Des ronds dans l’O, on annonce pour le 11 septembre la sortie d’Au Coin d’une ride de Thibaut Lambert. Il y est question d’un sujet dont on parle peu: le vieillissement au sein d’un couple gay. Que se passe-t-il quand Eric doit confier son compagnon Georges, atteint de la maladie d’Alzheimer, à une maison de retraite?

Et puis il y a les albums dont, si la thématique LGBT n’y est pas centrale, présentent cependant des personnages LGBT, principaux ou secondaires. Ainsi, au détour d’un gag d’Achille Talon est un homme moderne, premier tome de la nouvelle série «Les Impétueuses Tribulations d’Achille Talon» (scénario: Fabcaro; dessins: Serge Carrère; éditeur: Dargaud), on apprend qu’Hécatombe, la bonne de Virgule de Guillemets, est très déprimée suite à une rupture avec une certaine Louise. Dans Mort au Tsar – 1. Le Gouverneur (scénario: Fabien Nury; dessins: Thierry Robin; éditeur: Dargaud), le principal protagoniste, le gouverneur général de Moscou, fréquente un lupanar de luxe où il se fait «puissamment» sodomiser par «un charmant jeune homme». Dans Le Sourire de Rose de Sacha Georg (éditeur: Professeur Cyclope/Casterman), le couple gay rencontré par le héros est nettement moins recommandable. Et dans Koba (scénario: Jean Dufaux; dessins: Régis Penet; éditeur Delcourt), l’une des protagonistes est initiée simultanément au vampirisme et aux amours lesbiennes.

Enfin, rappelons la sortie en juillet du tome 2 de Dans mes veines (scénario: Damien Marie; dessins: Sébastien Goethals; éditeur: Grand Angle/Bamboo), concluant le dyptique de l’enquête menée par une ex-flic sur la mort de son ancienne petite amie.

Jean-Paul Jennequin

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