Cet après-midi, le procès de quatre membres de la famille de Jean-Luc Tritz devait avoir lieu à Metz, pour injures, incitation au suicide, menaces de mort et intimidation sur personne vulnérable en raison de l’orientation sexuelle. Depuis 2009, cet homme, handicapé à 79%, se bat pour que la justice reconnaisse ses plaintes.

La dernière en date, déposée en octobre 2013, a finalement abouti à un procès: «Aujourd’hui, les quatre prévenu.e.s se sont présenté.e.s sans avocat, et en ont donc fait la demande à la dernière minute, explique à Yagg Benoît Florentin de l’association Le Refuge, présent aux côtés de Jean-Luc Tritz. Au départ, ils/elles paraissaient très sûr.e.s d’eux, puis ils/elles ont senti la gravité de la situation.» L’audience a finalement été reportée au 8 décembre.

«Jean-Luc n’est pas si déçu, et ce report va permettre une meilleure préparation en vue du procès, raconte Benoît Florentin. En revanche, ça a été difficile lorsqu’à la sortie, un de ses frères l’a pris à partie. Il a craqué à ce moment-là.» Une quinzaine de personnes étaient présentes pour soutenir Jean-Luc Tritz.

Illustration Fabien Guenot