En 2012, une campagne de dépistage forcé de travailleuses du sexe avait fait scandale en Grèce et avait provoqué de nombreuses réactions internationales. Menée par le Centre hellénique pour le contrôle des maladies et la prévention (KEELPNO), elle avait conduit à l’arrestation de prostituées séropositives et la révélation de leur identité et leurs photos.
L’Institut Pasteur aimerait bien se séparer de M. Papadimitriou, qui avait coordonné cette opération en tant que directeur du KEELPNO. Il est aussi vice-président de l’IPH (Institut Pasteur Hellénique). Pasteur l’a fait savoir à plusieurs reprises aux autorités de santé grecques et tout récemment encore, mais sans succès pour l’instant.

POINT MAJEUR DE PREOCCUPATION
« La volonté des autorités grecques de maintenir M. (Theodoros) Papadimitriou dans ses fonctions au sein du Conseil d’administration de l’IPH (Institut Pasteur Hellénique) constitue un point majeur de préoccupation dans la relation avec cet institut de droit local », écrit la présidente du Conseil d’administration de l’Institut Pasteur Rose-Marie Vanlerberghe dans cette lettre du 6 août adressée à Laure Pora, présidente d’Act Up-Paris et que l’AFP a pu lire.
Cette affaire vient aussi souligner les failles du système de santé grec, dans un pay confronté à une grave crise économique et où tous les budgets sociaux ont subi des coupes sombres depuis plusieurs années. Les ONG dénoncent régulièrement les discriminations que subissent les personnes atteintes par le VIH.