Anne-Sophie, une lesbienne âgée d’une quarantaine d’années, vit à Paris et c’est d’ordinaire là qu’elle consulte son gynécologue. Mais il y a 15 jours, alors qu’elle était en vacances dans le Limousin, une urgence l’a obligée à se rendre à l’hôpital de Limoges pour y subir des examens au service gynécologique. Elle ne s’attendait pas à être confrontée à une telle ignorance du personnel médical.

LESBIENNE = VIERGE SANS RAPPORTS SEXUELS
«Une interne d’une trentaine d’années est venue me voir avant l’examen pour demander si je prenais une contraception, a raconté Anne-Sophie à Yagg. J’ai répondu: “Non, parce que je suis lesbienne”. L’apprendre a eu l’air de lui faire un choc. Et elle m’a ensuite demandé: “Vu que vous êtes vierge, je peux vous examiner?”» On vous laisse imaginer la surprise d’Anne-Sophie.

«Voilà où on en est en France en 2014», déplore-t-elle aujourd’hui. «Mais ce n’est pas la seule chose qui m’a scotchée, poursuit-elle. Lorsque j’ai reçu les résultats de l’examen, le rapport indiquait: “Pas de contraception, pas de rapports sexuels”. Je trouve ça hallucinant! Elle aurait pu poser des questions, on est en gynécologie quand même, ça aurait pu être grave, ce n’était pas un simple mal de crâne!»

«Je verrai avec mon gynéco qui me suit depuis plusieurs années à Paris pour voir ce que je peux faire», précise-t-elle. En attendant, elle partage son témoignage, pour contribuer à une prise de conscience de l’état de la formation du personnel médical.

Photo Capture