Lue dans Version Femina cette semaine, cette question de Serge B., de Lyon (titrée, on le regrettera, «Dois-je afficher mon orientation sexuelle?»): «J’ai 43 ans et j’ai tendance à faire le joli cœur auprès des dames, mais cela ne va pas plus loin puisque je suis homo. Pourquoi ne pas le dire? Parce que je ne veux pas dévoiler mon homosexualité à tout le monde. Alors je joue à un jeu un peu dangereux pour certaines femmes attendant un peu plus de moi. En revanche, je suis attiré par un homme qui, lui, n’est pas homo et je souffre en silence. Que me conseillez-vous?»

Dans sa réponse, la psy de Version Femina, Catherine Deleuze, n’y va pas par quatre chemins: «Le problème de fond est celui de votre homosexualité non assumée».

«Si vous assumiez votre orientation sexuelle, poursuit-elle, vous pourriez tomber amoureux d’un homme avec qui une véritable relation serait possible (…) En apparence, vous vous protégez d’une éventuelle souffrance, d’un possible rejet, de difficultés vraisemblables car aimer “pour de vrai” n’est jamais simple.

«Mais dans la réalité, vous passez à côté de votre existence et vous entraînez dans les faux-semblants les femmes à qui vous promettez des choses que vous ne leur donnerez jamais. Il est temps d’être vous-même.»

L’honnêteté, la franchise et la transparence, solutions récurrentes pour Version Femina. À la page précédente, à une femme mariée qui hésite à fréquenter un homme dont elle se sent proche et dont elle pense qu’il est gay, le magazine conseille de mettre fin au flou et de se libérer «de ce poids du secret». Même conseil il y a quelques temps à une femme amoureuse d’une autre femme et qui ne savait pas «comment [se] déclarer sans maladresse»: «Soyez sincère, tout simplement».