À l’occasion de son arrivée fin août sur l’antenne de RTL pour remplacer Philippe Bouvard aux commandes de l’émission Les Grosses Têtes, Laurent Ruquier était interviewé dans l’émission Sept à huit diffusée hier, dimanche 22 juin, tandis que Libération publiait quelques jours plus tôt, le 19, son portrait.

S’il est sorti du placard voilà bien une quinzaine d’années, Laurent Ruquier n’a jamais beaucoup évoqué son homosexualité qu’il n’a découverte que vers ses 22 ans: «L’homosexualité, j’ignorais ce que c’était», constate-t-il aujourd’hui dans l’interview de Sept à huit. Difficile en effet d’avoir des modèles dans le milieu ouvrier des années 70, à part peut-être «Michel Serrault dans La Cage aux folles, quelques travestis».

Se défendant d’être militant, il estime pourtant que c’est grâce au militantisme et à ceux et celles qui se sont battu.e.s pour plus de visibilité que l’image de l’homosexualité a évolué pour s’éloigner de la caricature. «C’est pas forcément être différent, être homosexuel», conclut-il. Et c’est sur scène qu’il a finalement fait son coming-out en 1997, lui qui s’est dit alors «Après tout, faut que j’assume, faut que je dise qui je suis… et depuis tout va mieux dans ma vie.» Peu présent lors des débats sur le mariage pour tous, «pacsé au comédien Benoît Petitjean, de dix-neuf ans son cadet», Laurent Ruquier défend désormais l’homoparentalité, et semble aussi plus à l’aise avec la GPA, tout cela sans avoir lui-même le désir de fonder une famille, comme il l’explique dans le portrait de Libération: «Ce n’est pas dans mon logiciel. Je suis de la vieille génération, je ne me suis jamais préparé à ça.»

S’il fait aujourd’hui partie de la classe privilégiée, Laurent Ruquier évoque volontiers ses origines modestes, et c’est avec fierté qu’il estime normal d’avoir à payer des impôts à la hauteur de son salaire. Alors que certaines personnalités n’hésitent pas à s’exiler pour échapper au fisc, lui juge qu’il serait tout simplement indécent de refuser de reverser une partie de leurs revenus: «Vu l’argent qu’on gagne dans ces milieux favorisés, quand je fais mon chèque pour les impôts, il m’en reste autant!», affirme-t-il en critiquant l’hypocrisie de ceux et celles qui croient payer trop. Hors de question pour lui, donc, de cautionner le comportement de certains collègues partis en Belgique, comme Arthur tout récemment: «Je ne comprends pas qu’on puisse se plaindre de payer trop d’impôts, juge-t-il dans Libération. Ça fait rire mon comptable, il sait que ce n’est pas la peine de me proposer des solutions pour optimiser ma fiscalité. On nous engraisse suffisamment. Qu’est-ce qu’ils veulent de plus, un chiotte en or?»

Voir l’interview diffusée hier dans l’émission Sept à huit:

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