Après la province de l’Arkhangelsk, Saint-Pétersbourg a elle aussi aboli la loi anti-gay qu’elle avait fait entrer en vigueur il y a deux ans. Les député.e.s de l’Assemblée législative ont voté hier son abrogation, estimant désormais que la loi fédérale promulguée par Vladimir Poutine en juillet 2013 suffit à protéger les mineur.e.s. de la «propagande des relations sexuelles non traditionnelles».

Une seule personne a été condamnée en vertu de la loi saint-pétersbourgeoise, le militant russe Nikolai Alekseev pour avoir montré en mai 2013 une pancarte où il était inscrit «l’homosexualité n’est pas une perversion». Il a d’ailleurs réagi à la nouvelle de l’abrogation, affirmant que Vitali Milonov, le député à l’origine de cette loi, avait certainement craint «l’humiliant verdict de la Cour européenne des droits de l’Homme sur cette question et avait décidé de ne pas l’attendre». En effet le militant avait porté cette affaire devant la CEDH. De son côté, Vitali Milonov a fait savoir qu’il continuerait à se battre contre la propagande homosexuelle et espère pouvoir faire criminaliser les «actes homosexuels».

En novembre 2013, l’Arkhangelsk, qui faisait partie des autres provinces à avoir voté une loi similaire avant la loi fédérale, a retiré sa loi. Le Ryazan et le Kostroma sont les deux seules provinces russes où demeurent encore une législation criminalisant l’homosexualité.

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