Le tribunal d’instruction numéro 8 du tribunal correctionnel de Malaga est formel: pour un homme d’Église, comparer le mariage entre personnes de même sexe avec l’«union entre un homme et un chien» ou «un bébé et une personne âgée» peut relever de la liberté religieuse, rapporte le site d’information espagnol InfoLibre (partenaire de Mediapart). Un juge va même plus loin: un homme d’Église est ainsi protégé par la liberté d’expression et la liberté religieuse puisqu’il s’exprime une opinion «en accord avec la doctrine de l’Église catholique», c’est à dire depuis «une position critique envers l’homosexualité».

Au mois d’avril dernier, Jesús Catalá, évêque de Malaga, avait fait cette (douteuse) comparaison lors d’une rencontre avec des élèves et des professeurs du collège privé jésuite San Estanislao de Kostka. Une plainte avait été déposée par le parti politique Soberanía (Souveraineté) pour dénoncer ces déclarations d’incitation à la haine et à la discrimination.

«Il n’y a aucune certitude que la version de la plainte cadre avec la réalité» poursuit le jugement qui a ordonné un non lieu dans l’affaire après avoir reçu une lettre présentée par sept directeurs d’autres établissements scolaires présents ce jour-là. De quoi être perplexe.

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