Samedi 14 juin, Vienne organisait sa 19ème Rainbow parade annuelle. La marche à succès a réuni près de 150 000 participant.e.s, mais a été assombrie par un incident qui montre que le chemin de la tolérance est encore long. Les faits: en interview avec une équipe de journalistes autrichiens, l’eurodéputée écologiste, co-présidente de l’Inter-groupe LGBT au Parlement européen, Ulrike Lunacek, a été attaquée à l’acide butyrique.

Si personne n’a été blessé, les vêtements de l’élue autrichienne ont été brûlés et les caméras endommagées, à hauteur de 50 000 € de dégâts. L’agresseur vêtu d’un polo blanc et à la «stature robuste» selon la police autrichienne n’a toujours pas été identifié. L’acide butyrique peut notamment entraîner des lésions de la peau et aux yeux.

UN ACTE ISOLÉ QUI EN DIT LONG
«Jamais avant cette marche, il n’y avait eu d’attaques à la Rainbow parade» s’est inquiétée Ulrike Lunacek, qui, il est important de le rappeler, est la première politique autrichienne out et qui est à l’initiative d’un rapport pour garantir les droits des personnes LGBT au sein de l’Union européenne adopté au Parlement européen en février 2014.

«Ce genre d’actes isolés montrent que le combat pour la tolérance, l’acceptation et le respect n’est pas terminé en Autriche, a-t-elle ajouté. Les personnes qui répandent la peur et la haine doivent être stoppées. Les personnes homosexuelles et transgenres ont besoin de combattre la peur et de montrer qu’elles ne sont pas seulement une partie de la société, mais en son centre».

Face à la marche festive, une cinquantaine d’opposant.e.s chrétien.ne.s fondamentalistes réuni.e.s dans une contre-manifestation près de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne ont défilé «pour la famille». Mais ils/elles ont été pris.e.s de court par près de 200 manifestant.e.s au slogan explicite: «Pour le sexe – Contre le sexisme».

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