Florian Bardou
: I try to talk to you, Hercules & Love Affair ft. John Grant
Plus gay l’électro? Originaire de Denver, Andy Butler, DJ ouvertement gay et tête pensante du projet électro Hercules & Love Affair était de retour le 26 mai dernier avec un troisième disque très dansant: The Feast of the Broken Heart. Un album qui – et c’est bien rare pour les musiques électroniques – évoque avec délicatesse l’homosexualité et la séropositivité. Dans son single I try to talk to you, qui fait l’objet d’un clip, Andy Butler a notamment fait appel au chanteur gay américain John Grant (Queen of Denmark en 2010) pour incarner sa musique. «Je l’ai vraiment poussé à mettre toutes ses tripes dans ce titre, explique-t-il dans le numéro 200 du magazine Têtu. C’est une chanson qui parle de se pardonner à soi-même et des décisions qu’il a pu prendre dans sa vie et qui l’ont amené à devenir séropositif. C’est un sujet assez inédit pour un morceau dance…» Et le résultat est tout à fait bluffant.

 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=yLD74JGNW2U


Fabien Guenot
: Je ne sais pas, Zazie
Séquence émotion. J’ai des tas d’adjectifs en tête pour décrire cette chanson. Ça va de superbe à douloureuse. Sans aucun doute mon titre préféré sur le dernier album et très largement dans mon top 5 Zaziesque.

 


Noémie Cagniart
: Leave me my colours, Klink Clock
Ce week-end c’est la Fête de la musique, alors on va pouvoir arpenter les rues de Paris, trouver les meilleurs concerts de rock indé, sauter partout, se déchainer, et rentrer tard la nuit! Si vous avez l’occasion de voir Klink Clock, foncez, c’est frais, c’est jeune, et en plus ils sont gentils…

 


Xavier Héraud
: Wake Up, Arcade Fire et David Bowie
Vu Arcade Fire la semaine dernière en Belgique. Un grand moment avec un grand groupe. Je réécoute pas mal cette version de Wake Up, avec Bowie depuis quelques jours. Mon groupe préféré + mon chanteur préféré: double effet kiss cool.

 


Judith Silberfeld
: Do you hear the people sing?, Les Misérables, concert du 25e anniversaire
Il y a beaucoup de chansons mémorables dans cette comédie musicale, et beaucoup qui auront désormais pour moi une saveur particulière. Mais je reviens toujours aux sources, avec celle-ci, qui parle à l’éternelle révoltée que j’essaie de ne pas être.

 


Bénédicte Mathieu
: La Belle au bois dormant (Valse), Piotr Tchaïkovsky
J’ai vu Maléfique ce week-end (somptueuse Angelina Jolie). Cela m’a donné envie d’écouter la «première version» de la BO, la Valse, dans ce ballet composé en 1889. L’orchestre de Philadelphie est, ici, dirigé par Riccardo Muti.

 


Julien Massillon
: Finale B, RENT
C’est la chanson où tout se dénoue dans cette comédie musicale qui laissera une trace importante dans ma vie. J’ai récemment eu l’heur d’interpréter Angel aux côtés d’une formidable troupe et j’aimerais bien que today soit everyday…

 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=97aKx6iKl24


Adrien Naselli
: Le Magnum, Brigitte Fontaine
Sans doute le texte le plus formellement parfait de la Pythie du XXe siècle, qui continue d’ailleurs de propager ses visions dans le XXIe. La composition d’Areski Belkacem me donne des frissons. Le tout est arrangé par Étienne Daho. C’est l’album Genre humain en 1995, celui qui conduisit Brigitte vers les lumières de la fosse au lion, entre les griffes du grand public.

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Z4HWCAvwkIo


Maëlle Le Corre
: Earth Is The Loneliest Planet, Morrissey
The Moz Is Back! Alors que commencent à être dévoilées les premières chansons du nouvel album World Peace Is None Of Your Business (qui sortira le 15 juillet), le plus misanthrope des chanteurs britanniques a déjà présenté quelques courtes vidéos pour le moins intrigantes en mode spoken word. J’ai choisi Earth Is The Loneliest Planet, du pur Morrissey, pour le texte sublime et pour ce curieux clip, là encore sans musique, dans lequel il a invité Pamela Anderson (!) à contempler un coucher de soleil…

 


Christophe Martet
: Shall We Dance, Yul Brynner and Deborah Kerr (The King and I)
La création de The King and I au Châtelet est une merveille. Mais que dites-vous de la performance de Yul Brynner et Deborah Kerr dans le film de 1956? Shall We Dance?