Alors que l’Assemblée nationale reprend aujourd’hui, lundi 16 juin, à 16h, l’examen de la loi sur l’autorité parentale et l’intérêt de l’enfant, la secrétaire d’État à la Famille, Laurence Rossignol rappelle, dans un entretien au Figaro, qu’il n’y est pas question de procréation médicalement assistée (PMA, également appelée aide médicale à la procréation, AMP). «L’opinion exprime une lassitude de ces débats plutôt qu’une opposition», estime-t-elle.

«Mais il est clair que la question continuera d’être posée à la société française. Le sujet n’est pas clos.»

Interrogée sur le refus de certains tribunaux, dont le TGI de Versailles, de refuser l’adoption par des femmes des enfants de leur compagne né.e.s par PMA, la secrétaire d’État se dit «perplexe d’un point de vue juridique sur l’argument de la fraude à la loi» et juge «légitime» les demandes des signataires du manifeste des 343 «fraudeuses». «L’esprit de la loi sur le mariage pour tous est clairement de permettre l’adoption par l’épouse de la mère, souligne-t-elle. Il faut le respecter et harmoniser les enquêtes d’adoption, les alléger.»

«La loi Taubira, rien que la loi Taubira, mais toute la loi Taubira», renchérit-elle à La Croix, s’agaçant que «l’esprit de la loi et l’intention du législateur soient régulièrement contestés». Et de préciser:

«La PMA n’est pas interdite en France, elle n’est simplement pas ouverte aux couples de femmes. Il n’est pas illégal d’aller faire une PMA dans un pays où cela est permis.»

La gestation pour autrui (GPA), en revanche, est «une infraction pénale», souligne la secrétaire d’État au Figaro: «Il faut maintenir strictement l’interdiction de la GPA qui ouvrirait un marché et prospèrerait sur la pauvreté et la marchandisation du corps des femmes.»

Lors du report des débats, il restait 361 amendements à examiner. «Il y a de la part de la droite une volonté de paralyser le pays sur tous les sujets touchant à la famille», regrette Laurence Rossignol, citée par La Croix.

Photo The Central Intelligence Agency