The Soft Pink Truth, un projet d’électro expérimentale emmené par Drew Daniel, membre du duo électronique gay Matmos, revient avec un nouvel album, Why Do The Heathen Rage? (dans les bacs le 17 juin). Cet opus,  en hommage au black metal, sort dix ans après Do You Want New Wave or Do You Want the Soft Pink Truth?. Noisey, le blog musical de Vice, a donc interviewé celui qu’il définit comme la «tête-pensante» de ce projet queer et disco pour en savoir plus sur sa relation avec la scène metal, son goût pour le corpsepaint – le maquillage rock drag et trans – et pour parler d’homophobie.

«Personnellement, j’ai eu bien plus de problèmes à des concerts hardcore que metal !», observe d’abord Drew David. Et de renchérir : «Je me souviens avoir été poussé contre un mur et traité de pédé à un concert hardcore straight edge, mais je n’ai jamais eu de problème de ce genre dans les concerts metal (jusqu’à présent en tout cas). J’ai repéré des gays au Maryland Death Fest, mais tu dois être discret là-dessus parce que les gens sont souvent « incognito » dans ce type d’environnement. Ceci dit, il y avait aussi un trans qui ne se cachait pas du tout, et il était en plein milieu du pit pendant le concert de Gorguts». Il ajoute :

«Le black metal a du sang homo sur les mains, comme pas mal d’autres styles de musique. C’est une raison suffisante pour réagir et résister.»

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