Au Cameroun, comme dans la presque totalité du continent africain, l’homosexualité est un délit, cependant il reste l’un des pays les plus hostiles pour les couples de mêmes sexes.

L’article 347bis du code pénal stipule «qu’est punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans ferme et d’une amende de 20.000 à 200.000 FCFA (soit 30 à 300 euros) toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe.

La nouvelle association 347bis (du nom de cet article) souhaite dénoncer les vagues d’arrestations homophobes de ces dernières années, les comportements abusifs des services de police et les condamnations de la justice. Selon elle, le Cameroun détiendrait le triste record du monde d’arrestations et de procédures judiciaires pour motif d’homosexualité.

L’association vise à soutenir, que ce soit sur un plan moral ou financier, les détenus incarcérés dans les prisons du pays qui subissent des traitements violents, sévères et homophobes. Elle le fait avec le plein accord des intéressé.e.s. Plus de vingt femmes et hommes sont en prison condamné-e-s pour leurs orientations sexuelles. D’autres sont libres mais sous le coup de procédure judiciaire et d’autres encore sont sortis de prison mais peinent à se reconstruire… Depuis un an, l’association a pu apporter un soutien vital à ces personnes que leurs proches ont souvent abandonnés. Une aide directe sous forme d’accès aux soins, de fourniture de nourriture ou encore de matelas, etc. Pour continuer cette assistance humanitaire, l’association organise une collecte via son site et sollicite votre générosité !

Si vous souhaiter discuter avec les membres de l’association, mieux comprendre leur combat, une soirée est organisée le mercredi 18 Juin, à la Mutinerie. Elle sera coanimée par Christophe Martet, directeur de la publication de Yagg.com, en soutien à cette opération.

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