[mise à jour, 12h00] Ajout du communiqué de l’APGL

Les 343 signatures recherchées par Marie et Ewenne, les deux femmes à l’origine du manifeste des 343 «fraudeuses», ont été trouvées. Et il y en a même plus de 400 finalement, sans compter les soutiens d’associations et de personnalités. Dans ce texte inspiré des 343 femmes qui, en 1971, avaient indiqué publiquement qu’elles avaient avorté, les signataires réclament l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes et l’égalité entre toutes les familles, qu’elles soient formées par un couple de même sexe ou pas. Le manifeste et plusieurs témoignages figurent dans l’édition de Libération de ce vendredi 6 juin.

PMA Liberation

Parmi les signataires des anonymes, mais aussi quelques personnalités: les journalistes Taina Tervonen et Alice Coffin, les ex-co-porte-parole de l’Inter-LGBT Nathalie Mestre et Mathieu Nocent et la présidente de l’association Les Enfants d’Arc-en-ciel Nathalie Allain-Djerrah. Aucun.e élu.e PS n’a apporté son appui à cette démarche, souligne Libération. Si trois ans se sont écoulés entre le manifeste pour l’IVG et le vote d’une loi, la sénatrice Esther Benbassa appelle à un vote rapide de sa proposition de loi ouvrant la PMA:

Dans un communiqué, l’Association des familles homoparentales (ADFH) rappelle son soutien au manifeste des «fraudeuses» et encourage François Hollande à appliquer sa promesse d’ouvrir la PMA. «L’égalité des droits n’est pas une carotte électorale dont on sèmerait quelques graines à chaque élection présidentielle, s’indigne l’organisation. L’égalité des droits, c’est la République. C’est le traitement indistinct des citoyen.ne.s devant la loi, sans condition d’orientation sexuelle. C’est la protection de tous les enfants, sans condition du mode de conception.» L’APGL abonde dans le même sens en relayant la «colère» des femmes à la merci des décisions aléatoires des tribunaux et des hésitations du gouvernement. Elle «en appelle à la responsabilité des politiques pour accompagner  cette évolution sociétale comme ils l’ont déjà fait pour  « le mariage pour  tous »».

Sollicitée à ce sujet pendant l’examen de la proposition de loi sur l’autorité parentale et l’intérêt de l’enfant, la secrétaire d’État à la Famille Laurence Rossignol avait indiqué que le gouvernement attend l’avis du Comité consultatif national d’éthique qui pourrait se prononcer avant la fin de l’année 2014.