À huit jours de la marche des fiertés nantaises, le Centre LGBT de Nantes a (encore une fois) été vandalisé dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 juin. C’est au moment d’ouvrir la permanence du centre, ce matin, que les bénévoles ont constaté des dégradations sur la vitrine de leur local: crachats, traces d’urines et poubelles renversées.

Des actes de vandalisme que le président du centre Vincent Danis ne jugent pas anodins. «Crachats, urine, déversement d’ordures… ces actes LGBTphobes sont insupportables et témoignent d’une haine inhumaine», dénonce-t-il dans un communiqué du Centre publié sur Facebook. Il ajoute: «Ces actes nous rappellent aussi que si Nantes se classe effectivement au 3e rang des villes les plus “gay-friendly” de France, il n’en demeure pas moins que la transphobie et toutes les formes d’homophobies ne sont pas absentes de notre quotidien».

Contactée par Yagg dans la journée, la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, n’a pas encore pu répondre à nos sollicitations et n’a pas donné de réaction.

Illustration Fabien Guenot