Depuis le 9 mai et jusqu’au 8 juin se tient à Dakar la 11e Biennale d’art africain contemporain. Dans le cadre de son off, l’exposition présente notamment les œuvres de plusieurs artistes du continent proches des communautés LGBT locales sous l’intitulé «Imagerie précaire, visibilité gay en Afrique».

Un thème qui n’est apparemment pas du goût de certains groupes radicaux – comme l’organisation radicale islamiste Jamra – qui ont décidé de faire pression pour faire fermer ladite exposition. Accusant les œuvres d’être «attentatoires à nos bonnes mœurs et nos lois», des extrémistes religieux ont même vandalisé dans la nuit du 12 au 13 mai dernier le centre d’art qui accueillait les photographies et les illustrations du franco-algérien Kader Attia ou de l’artiste sud-africaine Zanele Muholi. Entraînant ainsi la fermeture de l’exposition par les autorités sénégalaises, rapporte Le Monde.

«Malheureusement, la peur de l’autre a une nouvelle fois frappé», a déploré Kader Attia dans un mail de réaction mardi 3 juin. Le photographe n’y voit qu’une seule explication: «une maladie terrible, qui se répand dans le monde: l’obscurantisme».

À lire sur Le Monde.