À l’origine des chorégraphies que l’on peut voir dans les clips de We Exist d’Arcade Fire et de Chandelier, interprété par Sia, Ryan Heffington a cherché à ce que son travail conserve un lien avec la communauté queer à laquelle il appartient. En s’adressant au plus grand nombre à travers la danse, il estime rendre plus fortes les personnes LGBT.

Malgré les critiques sur le fait que ce soit un homme cisgenre qui joue une femme trans’ dans We Exist, il considère que le message véhiculé par la chanson est déjà très significatif. Il ajoute qu’Andrew Garfield a travaillé sur sa performance avec la pianiste et compositrice trans’ Our Lady J. Concernant Chandelier, il a voulu faire passer un message universel: «Il y a quelque chose d’intrinsèquement humain dans ce morceau. Aussi abstrait que soit le concept ou le mouvement, la pureté de la jeunesse, les capacités surhumaines (qui sont celles d’une athlète professionnelle) et les émotions dignes d’une personne mûre créent une expérience complexe pour le spectateur ou la spectatrice. Nous avons été bombardé.e.s de vidéos qui suintent d’excès et d’égocentrisme. Je crois que nous avons créé quelque chose de simple, d’artistique qui parle à tout le monde. La force de cette performance repose sur son absence de signification déterminée. D’une certaine façon, ça donne le pouvoir à la personne qui regarde, et c’est ce qui en fait une œuvre d’art attirante.»

Ryan Heffington a par ailleurs fait l’objet d’expositions dans des galeries d’art, notamment avec des sculptures vivantes. À lire sur Bullet.