On savait déjà que Matt Bomer avait été «bouleversé» par The Normal Heart. Cette pièce de théâtre adaptée à la télévision relate les débuts de l’épidémie du sida à New York entre 1981 et 1984. «Ça parle d’amour, d’une communauté qui a pris la décision de procéder à son propre sauvetage pendant que la quasi totalité de la société l’ignorait et la dissimulait, a expliqué le comédien gay sur le plateau d’Ellen DeGeneres ce vendredi 30 mai. Et c’est l’amour qui les a sauvé.e.s. En dépit des difficultés et de la diversité des points de vue à l’époque, ces personnes sont parvenues à s’unir et ont contribué à ce que nous obtenions un grand nombre des droits civiques dont nous disposons aujourd’hui.»

C’est à 14 ans qu’il a lu la pièce à l’école. «Ma vie en a été changée, ça a transformé ma façon de voir les choses, j’ai vraiment appris quelque chose, se réjouit-il. Je suis sûr que d’une certaine façon, ça m’a sauvé la vie, pas juste parce que ça m’a encouragé à me protéger pendant les relations sexuelles, mais aussi parce que j’ai compris qu’il y avait quelqu’un qui me comprenait et qui se battait pour moi. Voilà ce que représente pour moi Larry Kramer [l’auteur de la pièce, ndlr].» Et Ellen DeGeneres a également changé sa vie en le poussant à se créer son propre compte Twitter.

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Matt Bomer a par ailleurs parlé de la suite de Magic Mike, le film dans lequel il incarne un strip-teaseur aux côtés de Channing Tatum. Dans le second volet, les protagonistes devront participer à un congrès de strip-teaseurs haut en couleurs. Ellen DeGeneres en a profité pour proposer quelques tenues à Matt Bomer…

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Mais les rires ont été plus fournis encore lorsque l’humoriste lesbienne Wanda Sykes a évoqué quelques anecdotes au sujet de sa famille. Mère de jumeaux, Lucas et Olivia, elle a partagé sa façon de leur transmettre certaines valeurs maintenant qu’ils ont 5 ans.

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«On dit les bénédicités avant le repas et Olivia sait très bien le faire. Ou en tout cas, elle comprend le concept. On se donne la main et elle commence: “Merci pour le repas”, puis elle continue sur les licornes et les princesses, comment elle a été choisie comme capitaine à l’école, puis elle raconte qu’elle aime tout le monde: “J’aime Maman, j’aime Mamounette, j’aime Mamie”, elle finit par un “Merci” et voilà.» Mais ce jour-là, elle n’a pas mentionné qu’elle aimait Lucas, son jumeau, qui a été quelque peu vexé de cette omission. Convaincue par ses mères d’inclure son frère dans ses prières, Olivia s’est finalement exécutée: «Et j’aime Lucas aussi… Mais juste un tout petit peu!» Mimée par Wanda Sykes, la scène est hilarante. Celle-ci en a également profité pour imiter son fils qui se contente de crier «blablabla» quand on lui demande de prier avant le repas.

Toujours avec humour, elle a abordé le fait d’être la seule noire chez elle. «Je suis une minorité dans ma propre maison! Je prends soin d’une maison pleine de blancs! Je ne fais plus que ça, faire le ménage pour les blancs. Et je suis fière d’être noire, je suis allée dans une université majoritairement noire, j’ai grandi avec des noirs, et maintenant, j’ai cette maison pleine de personnes blanches. Je commence tout juste à en prendre conscience, mais quand je passe l’aspirateur, il faut que personne ne soit à la maison. Je ne peux pas le faire devant ma famille, j’ai l’impression d’être la domestique!»